Plutôt que de l’alléger, Joe Biden allonge la liste noire des entreprises tech chinoises

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Par Remi Lou le

La liste noire américaine comprenait 31 sociétés chinoises à sa création, en novembre dernier. L’administration Biden allonge à 59 le nombre d’entreprises suspectées d’entretenir des liens militaires avec le gouvernement chinois.

Drapeau américain
© Luke Michael / Unsplash

Au cours de son mandat, Donald Trump avait multiplié les attaques contre les entreprises chinoises. On se rappelle bien évidemment du sort de Huawei, qui, privé des services de Google depuis deux ans, vient justement de dégainer son propre système d’exploitation : HarmonyOS.

Ce n’est pas tout, car le gouvernement américain avait également mis en place une liste noire en novembre 2020. Celle-ci visait plusieurs dizaines d’entreprises considérées par les États-Unis comme des « sociétés militaires communistes chinoises ». C’est notamment de cette liste que s’est récemment extirpé Xiaomi, qui y avait été placé en début d’année.

L’administration Biden renforce les mesures

Mais alors qu’on pouvait penser que Joe Biden pourrait être plus clément que son prédécesseur, son administration vient d’allonger la liste et d’en renforcer les mesures. Alors que cette liste comportait 31 entreprises en fin d’année dernière, elle en comporte dorénavant 59. Le nouveau président américain y a notamment inclus des entreprises fabricant des outils de surveillance possiblement impliquées dans le traitement des Ouïghours en Chine.

« Ce décret autorise les États-Unis à interdire – de manière ciblée et circonscrite – les investissements américains dans des entreprises chinoises qui portent atteinte à la sécurité ou aux valeurs démocratiques des États-Unis et de nos alliés » explique la Maison Blanche dans un communiqué relayé par Le Monde. Concrètement, les investisseurs américains n’ont plus le droit d’investir dans les entreprises présentes au sein cette liste noire. D’ici le 2 août, ils devront céder leurs participations au sein de ces sociétés.

Dans cette liste, on retrouve notamment Huawei, mais aussi Cnooc, China Mobile, China Telecom, China Railway construction ou encore Hikvision, entre autres. Suite à cette annonce de la Maison Blanche, le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères a déclaré que ces nouvelles mesures « causent du tort non seulement aux droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises, mais aussi aux intérêts des investisseurs du monde entier, y compris les investisseurs américains. »

Source: Le Monde