Joe Biden annule les décrets d’interdiction à l’encontre de TikTok

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Par Julie Hay le

Le président américain va néanmoins créer un nouveau cadre pour déterminer les risques de telles applications pour la sécurité nationale.

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Avant de quitter ses fonctions, Trump a adressé un dernier coup à TikTok. Le réseau social chinois, qu’il accuse d’espionnage pour le compte de Pékin, fait depuis novembre dernier l’objet de plusieurs décrets visant à l’interdire dans les magasins d’applications du pays. Mais avec l’arrivée de Joe Biden au pouvoir, on pouvait s’attendre à ce que ces mesures soient remises en question, voire annulées dans les prochains mois. Il n’aura pas fallu attendre longtemps puisque l’actuel locataire de la maison blanche vient de révoquer l’ensemble des décrets à l’encontre de TikTok, WeChat et AliPay.

Pour autant, les différentes applications du groupe Bytedance ne sont pas totalement sorties d’affaire. En lieu et place de cette ordonnance, Joe Biden va instituer un nouveau cadre pour déterminer les risques de sécurité nationale des applications connectées à des gouvernements ou des armées étrangères. Avec toujours la Chine dans le viseur, le président a demandé au secrétaire du Commerce d’enquêter sur les applications qui pourraient représenter un risque pour la sécurité nationale.

Garantir un internet “ouvert et libre”

Un haut responsable de l’administration de Biden a tenu à préciser que celle-ci s’engage à “promouvoir un Internet ouvert, interopérable, fiable et sécurisé, à protéger les droits de l’homme en ligne et hors ligne et à soutenir une économie numérique mondiale dynamique”.

D’ailleurs, pour assurer la sécurité de ses systèmes informatiques et éviter l’espionnage, le pays a drastiquement alourdi sa liste noire. Créée en novembre dernier par Donald Trump, elle interdit aux investisseurs américains de placer leurs billes dans les entreprises “qui portent atteinte à la sécurité et aux valeurs démocratiques des Etats-Unis et de nos alliés” a expliqué alors la Maison blanche dans un communiqué. Alors qu’elle comportait 31 entreprises en fin d’année 2020, elles sont désormais plus de 59. Concrètement, les investisseurs américains n’ont plus le droit d’investir dans les entreprises présentes sur cette liste. D’ici le 2 août prochain, ils devront céder leurs parts au sein de ces sociétés.