Squeezie : YouTube sanctionne le premier vidéaste français, puis se ravise

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Par Julie Hay le

Le vidéaste suivi par plus de 16 millions d'utilisateurs a enfreint la politique de YouTube relative aux contenus violents.

© Squeezie / YouTube

Sur YouTube, tous les créateurs de contenus sont logés à la même enseigne. Preuve s’il en fallait une que la plateforme ne fait pas de traitements de faveur à ses utilisateurs les plus populaires, elle a temporairement banni la chaîne de Squeezie. Suivi par plus de 16 millions d’abonnés, le numéro 1 français s’est exprimé sur Instagram dimanche dernier. Dans une story, il explique : “Une vidéo de 2018 qui prend un strike (avertissement donné par YouTube ndlr), interdit d’upload pendant sept jours”. Il explique que la séquence a été épinglée pour contenu violent.

Mais la sanction aura finalement été de courte durée. Toujours sur Instagram, le vidéaste expliquait lundi avoir été gracié par la plateforme. Il pourra finalement publier ses nouvelles vidéos dès ce mercredi. Il s’amuse “YouTube m’a pardonné, c’est bon, je peux mettre des vidéos en ligne dès demain. Désolé de vous avoir déçu, je ne recommencerai plus, je suis en pleine remise en question”. Il ne précise en revanche pas ce qui a motivé YouTube à revoir sa sanction.

Une politique de plus en plus stricte sur YouTube

Depuis plusieurs années, et particulièrement depuis l’adoption de l’article 13 de la directive sur le droit d’auteur qui renforce le contrôle des œuvres protégées sur les réseaux sociaux, YouTube durcit drastiquement ces conditions d’utilisation. Qu’elles soient épinglées pour partage de contenu violent, non-respect des droits d’auteur ou autres contenus sensibles, les vidéos partagées sont scrutées par la plateforme à bien des égards. Si l’utilisateur enfreint les règles relatives à l’utilisation du service, il risque jusqu’à la fermeture définitive de sa chaîne. Avant cela, il recevra en revanche plusieurs avertissements. Après une première mise en garde, l’utilisateur peut perdre la possibilité de publier du contenu pendant 7 jours. Dans le cas où il récidive, la sanction s’étend ensuite sur deux semaines. Au bout du troisième strike, la chaîne est supprimée définitivement. Dans le cas d’un abus grave, celle-ci peut directement être clôturée par le réseau social. Pour rappel, chacun de ses avertissements est enregistré pendant 90 jours. Le créateur de contenu peut aussi perdre la monétisation de certaines de ses vidéos, notamment lorsqu’elles utilisent des musiques ou extraits soumis aux droits d’auteur.