L’Assemblée nationale a voté cette semaine le projet de loi relatif à la régulation et à la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique, un texte qui contient une mauvaise nouvelle pour les amateurs de liens de piratage IPTV. Ils permettent de profiter des retransmissions des matchs sans payer l’abonnement au diffuseur ou à la plateforme (comme Amazon pour la Ligue 1 en France).
Lutter contre les diffuseurs illégaux
La pratique est devenue banale pour de nombreux fans qui ne peuvent payer plusieurs abonnements pour suivre leurs équipes préférées, ou qui n’ont pas un budget extensible pour faire face aux hausses des prix de ces mêmes abonnements. Les diffuseurs ont obtenu du gouvernement des mesures permettant de limiter la pratique de l’IPTV illégale, au travers de cette fameuse loi.
Le texte prévoit le traçage et le blocage des adresses IP des sites web qui partagent ces contenus piratés. Les moteurs de recherche devront déréférencer ces adresses afin de les rendre quasiment impossible à trouver. Et si le moteur ou l’annuaire ne répond pas à la demande des autorités, des sanctions pourront être prises.
L’Arcom, la nouvelle Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique qui fusionne le CSA et la Hadopi, pourra également enquêter en profondeur au sein de ces sites pirates. Le jeu du chat et de la souris avec les autorités ne risque pas de s’arrêter avec cette loi car il y aura toujours des moyens techniques pour pirater des retransmissions sportives. Toutefois, les diffuseurs illégaux pourraient risquer gros.