Apple défend bec et ongle le jardin fermé d’iOS, menacé par la Commission européenne. Celle-ci souhaiterait en effet forcer la Pomme à autoriser le sideloading d’applications sur le vieux continent, soit la possibilité d’installer des applications depuis des stores alternatifs à l’App Store.
Sauf qu’Apple est largement opposé à cette idée. Tim Cook, PDG de la firme, avait déjà expliqué tout le mal qu’il pensait de cette mesure, mais Apple en remet une couche avec un livre blanc dans lequel l’entreprise explique en détail pourquoi le sideloading est une mauvaise idée.
« Le sideloading n’est tout simplement pas dans le meilleur intérêt des utilisateurs » explique Apple en préambule de son document de 31 pages, précisant que « la prise en charge du sideloading en téléchargement direct ou depuis des boutiques d’apps alternatives paralyserait la confidentialité et les protections qui ont rendu l’iPhone si sécurisé et exposerait les utilisateurs à de graves risques de sécurité. »
La firme de Cupertino se compare évidemment à Android, le système d’exploitation mobile de Google qui, quant à lui, autorise bien le sideloading d’applications. Apple indique notamment qu’au cours des quatre dernières années, il y a eu entre 15 et 47 fois plus d’attaques malveillantes sur Android que sur iOS.
Le sideloading : la porte d’entrée des attaques
Selon Apple, la raison est simple : c’est parce que « ces menaces sont principalement présentes sur les plateformes qui prennent en charge le sideloading », dont Android fait partie. En définitive, iOS serait donc préservé, en partie, des menaces grâce à l’App Store et ses règles.
Pourtant, quand on y regarde de plus près, les utilisateurs d’Android sont finalement assez peu nombreux à passer par des magasins d’apps tierces, et se contentent avant tout du Play Store officiel de Google, ce qui remet quelque peu en cause l’argumentaire d’Apple.
Il faut dire que l’App Store est un business bien juteux pour la marque à la pomme. Apple applique en effet une commission de 30% sur chaque vente transitant par sa plateforme, et ce, sans alternative possible pour les développeurs. C’est notamment cette pratique qui a conduit Apple à se battre devant les tribunaux contre Epic Games et qui a fait définitivement quitter Fortnite des rayons de l’App Store.