Coup dur pour Wish. Il y a quelques semaines, le site de ecommerce américain avait été déréférencé des moteurs de recherche, mais aussi des magasins d’applications français à la demande de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF). Une première décision que l’entreprise avait contesté, en déposant un recours en référé contre le ministère de l’Économie et des Finances. C’est finalement à l’issue d’une seconde étude du dossier que le juge a confirmé les sanctions contre Wish, qui restera déréférencé des moteurs de recherche français.
Que reproche la DGCCRF à Wish ?
Malgré la tentative de Wish pour faire annuler son déréférencement, le juge en charge de l’affaire a débouté la plateforme américaine ce vendredi 17 décembre, en soulignant que le site ne respectait toujours pas les injonctions formulées par Bercy. Accusée de vendre des produits dangereux ou tout simplement illégaux, l’entreprise envisage aujourd’hui de faire appel de la décision. Elle a notamment fait savoir par le biais d’un communiqué que la sanction prononcée par la DGCCRF représentait “une action illégale qui dépasse largement les prérogatives de toute autorité de surveillance du marché”.
Il faut dire que les deux partis ont bien du mal à s’entendre. Tandis que le tribunal administratif s’appuie sur l’article L. 521-3-1 du code de la consommation pour faire valoir le déréférencement immédiat de Wish pour “atteinte grave à la loyauté des transactions ou à l’intérêt des consommateurs”, l’entreprise a quant à elle fait valoir “la liberté d’entreprendre garantie par les dispositions de l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen”. Une loi pourtant rejetée par les autorités, qui attendent désormais du site qu’il soit plus regardant sur les marchandises qui transitent sur sa marketplace. De son côté, Wish défend son manque de contrôle en évoquant son simple statut de distributeur, et non d’hébergeur. Un argument qui, là encore, ne passe pas pour le tribunal administratif.
En attendant la contre-attaque de Wish, le site reste donc à l’arrêt en France. Les applications iOS et Android ont été retirées des stores en lignes d’Apple et Google. Elles restent encore accessibles, mais un message indique qu’il est impossible de les télécharger. Sur les moteurs de recherche aussi, la plateforme n’apparaît plus. Il est cependant toujours possible d’y accéder en tapant directement l’URL du site depuis la barre de navigation.