Depuis plusieurs années, de nombreuses personnes se sont déjà laissées séduire par le concept de la banque en ligne. Mais toutes les entreprises qui proposent ce service n’ont pas connu la même trajectoire; nous apprenons aujourd’hui qu’ING vient d’officialiser son retrait du marché français; la première banque en ligne de l’Hexagone va bientôt va cesser toute activité chez nous.
Le Monde rappelle que la firme néerlandaise est arrivée en France en 2000 en espérant révolutionner les agences traditionnelles, qui ont trainé la patte au moment de passer à l’ère d’Internet. Elle a fini par se résigner après deux décennies de pertes financières consécutives; au bout du compte, ce sont “les difficultés liées au contexte économique actuel” et les “résultats financiers négatifs enregistrés par la banque en ligne ces dernières années” qui ont fini par convaincre le conseil d’administration de plier bagage.
Un plan de sauvegarde de l’emploi et une cession du portefeuille de clients
Dans une interview au Monde, un porte-parole a précisé que les salariés “quitteront progressivement l’entreprise à partir de mars 2022”. Dans son communiqué, ING annonce cependant avoir signé un accord avec les organisations syndicales pour mettre en place un Plan de Sauvegarde de l’Emploi concernant “environ 460 suppressions de poste”. Ce plan devra encore être validé par la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Économie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités.
Pour ce qui est de son million de clients, la situation est nettement plus floue. Pour l’instant, ceux-ci continuent de bénéficier des services habituels proposés par la banque en ligne. Mais la banque explique qu’elle “étudie actuellement auprès de tierces parties la possibilité de conclure un accord concernant son portefeuille de clients”.
D’après La Tribune, trois candidats se seraient positionnés pour bénéficier ce processus de cession : le Crédit mutuel Arkéa, le Crédit mutuel Alliance fédérale et Boursorama, la filiale de la Société Générale. Les clients pourraient donc se voir proposer une offre intéressante pour transférer leurs finances chez un de ces opérateurs. Mais cela reste encore à confirmer, et la banque promet “d’informer individuellement chaque client et partenaire avant tout changement concernant les produits et services”.