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Crypto : Kim Kardashian et plusieurs autres célébrités poursuivies pour arnaque à l’EthereumMax

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Plusieurs célébrités, dont la star des réseaux sociaux Kim Kardashian, sont accusées d’avoir escroqué leurs abonnés en faisant la promotion d’une cryptomonnaie sur le déclin.

Un recours collectif a été lancé il y a quelques jours contre la star des réseaux sociaux Kim Kardashian, le boxeur Floyd Mayweather, et le basketteur Paul Pierce. Les trois célébrités, ainsi que plusieurs autres accusés restés anonymes, sont aujourd’hui soupçonnés d’avoir escroqué leurs abonnés, en faisant la promotion de l’EthereumMax, une crypto aux airs d’arnaque géante.

Pump and Dump

Concrètement, les personnalités incriminées sont accusées dans la plainte rapportée par le Wall Street Journal d’avoir vanté les mérites de l’EthereumMax, une monnaie non fiduciaire calquée sur l’Ethereum. Après plusieurs messages de louanges en mai dernier, le cours de l’Emax a rapidement explosé (+632%), avant de finalement s’effondrer quelques jours plus tard. Les plaignants accusent désormais les influenceurs d’avoir délibérément orchestré l’explosion du cours de la cryptomonnaie en encourageant leur communauté à investir. Le tout dans le but de revendre leurs propres actifs à prix d’or, grâce à ce qu’on appelle la technique du “pump and dump”.

cours emax
En juin, on note un net pic du cours de l’Emax – © Coin Market Cap

Faire grimper un cours de la bourse pour servir ses intérêts personnels est une pratique illégale. L’année dernière, des traders amateurs en avaient déjà fait les frais, en tentant de mettre à mal le géant Wall Street. Dans le secteur des cryptomonnaies, c’est Elon Musk qui est régulièrement rappelé à l’ordre par les régulateurs pour ses messages appelant les internautes à investir (ou non) dans une devise en particulier.

Depuis son explosion en juin dernier, le cours de l’Emax a chuté de 98%. De leur côté, Kim Kardashian, Floyd Mayweather et Paul Pierce n’ont pas attendu la crise pour revendre leurs actifs, rapporte la plainte qui s’appuie sur les activités recensées sur leur wallet. Rappelons tout de même que l’univers des cryptomonnaies a beau être en pleine expansion, tout investissement comporte des risques, a fortiori sur des devises aussi volatiles et instables. L’été dernier en France, la DGCCRF infligeait une amende de 20 000 euros à Nabilla Benattia-Vergara pour avoir vanté les mérites du Bitcoin, sans informer les internautes qu’il s’agissait d’une publicité rémunérée.

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