C’est un énorme chantier internet pour l’État. « Mon espace santé » sera officiellement ouvert d’ici la fin du mois de mars, même s’il est d’ores et déjà possible d’y créer un compte. Il s’agit d’une nouvelle tentative de créer un carnet de santé numérique, alors que les précédentes ont toutes plus ou moins échoué, du moins elles n’ont pas donné tous les résultats espérés.
Travail sur l’ergonomie et la sécurité
Cet espace santé en ligne va proposer plusieurs services, d’abord pour stocker des documents en toute sécurité dans son « profil de santé ». Ce n’est pas nouveau, cela a déjà été tenté par le passé, mais l’ergonomie a été retravaillée tout comme l’accessibilité : une application mobile est ainsi prévue, elle devrait sortir au printemps. Le ministère de la Santé prévoit un agenda et proposera également une sélection d’applications certifiées dans un deuxième temps.
L’espace contient aussi le profil médical de l’assuré : ce dernier pourra ajouter des informations sur ses maladies et ses sujets de santé, ses traitements, allergies et vaccinations. Il aura aussi la possibilité de rattacher les profils de ses enfants.
Ce n’est pas tout. L’éventail des services offerts par « Mon espace santé » s’enrichit d’une messagerie instantanée avec son médecin. Une manière d’éviter que des conversations et des informations confidentielles se retrouvent dans la nature après le piratage d’une plateforme privée. Aucun système informatique n’étant infaillible, il faudra mettre les moyens pour sécuriser à fond ce nouveau portail. Quant aux données (hébergées en France), elles ne seront accessibles à personne, sauf à l’assuré bien sûr.
Pour le gouvernement, un point important est d’inciter les Français à s’enregistrer sur cet espace santé. 65 millions de courriers (papiers et e-mails) vont être envoyés d’ici la fin mars pour informer les assurés sociaux. Ils pourront refuser de créer un compte, mais sans réponse de leur part, le profil sera créé.