C’est le nerf de la guerre pour les constructeurs de voitures électriques : faire en sorte que les batteries soient plus endurantes sur la durée et capables de stocker toujours plus d’énergie. Une avancée cruciale semble avoir été réalisée par des chercheurs de l’université de Dalhousie, en Nouvelle-Écosse (Canada), qui travaillent avec Tesla au sein d’un centre de recherche sur les batteries.
Nerf de la guerre
Les travaux, financés en partie par Tesla, font état du développement d’une batterie utilisant des matériaux différents des modèles classiques LFP (lithium-fer-phosphate). Grâce à un cocktail de nickel, de manganèse, de cobalt et de graphite, les chercheurs ont développé de nouvelle cellules NMC532 qui ont plusieurs particularités dignes d’intérêt. D’une part, leur densité énergétique se montre plus élevée que celles des accumulateurs LFP. Et d’autre part, elles tiennent le coup plus longtemps : les pertes de capacité inhérentes aux batteries sont réduites malgré un grand nombre de cycles de charge et de décharge.
Selon l’étude publiée dans la revue scientifique Journal of the Electromechanical Society, ces cellules ont une durée de vie qui dépasse les cent années ! Autre avantage non négligeable, cette découverte pourrait s’appliquer aussi aux accumulateurs qui utilisent peu ou pas de cobalt. Un matériau rare à l’origine de conflits et synonymes d’exploitation d’enfants dans les lieux d’extraction.
Ces batteries d’un nouveau genre pourraient être utilisées par Tesla dans les Powerwall, ces gros accumulateurs domestiques, voire dans les immenses unités de stockage d’électricité que le constructeur a récemment bâties en Australie. Mais il faudra prendre son mal en patience, les découvertes scientifiques mettant souvent un certain temps avant de se traduire par des produits pleinement utilisables.