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Une tempête solaire a frappé la Terre cette semaine, une autre arrive dès demain

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Des phénomènes pas particulièrement inquiétants en tant que tel, mais qui témoignent de la montée en régime du Soleil.

Dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 septembre, la Terre a été frappée par une tempête géomagnétique, c’est-à-dire une perturbation du champ magnétique de la planète provoqué par un flux de particules chargées issu du Soleil.

Ce sont des événements assez significatifs, car les plus puissants d’entre eux peuvent avoir des conséquences très concrètes sur les installations terrestres. Les plus faibles sont généralement imperceptibles ; les plus extrêmes, en revanche, pourraient provoquer des dégâts immenses à l’échelle de la planète, avec des conséquences très concrètes sur les réseaux de communication et l’approvisionnement en énergie (voir notre article).

Les spécialistes les surveillent donc avec une attention toute particulière et tentent de déterminer leur puissance avant l’impact pour anticiper ses conséquences. Pour à faire, ils mesurent l’intensité du flux de particules pour déterminer ce qu’on appelle le K-Index. Ce dernier permet de classer la tempête dans une catégorie qui va de G1 (les plus faibles) à G5 (les plus puissantes.)

Le Space Weather Prediction Center, une institution américaine chargée de surveiller ces phénomènes, a d’abord estimé le K-Index à 5. Cela correspond à une tempête « mineure » de classe G1. Au pire, ces événements peuvent provoquer de légères fluctuations sur les réseaux électriques et perturber la boussole interne des oiseaux migrateurs.

Mais au fil des heures, le signal s’est intensifié, si bien que la SWPC a été forcée d’ajuster sa prédiction. Il s’agissait finalement d’une tempête d’indice K7, ce qui correspond cette fois à une tempête « forte » de classe G3.

Pas de quoi faire trembler l’humanité, mais cet événement était tout de même susceptible de perturber les réseaux de communication radio et les systèmes de navigation de satellites. Heureusement, cette fois-ci, aucun problème de ce genre n’a été rapporté. L’événement a simplement produit quelques superbes aurores.

Une deuxième tempête attendue ce samedi

La très grande majorité du temps, les tempêtes de cette catégorie sont associées à ce qu’on appelle des éjections de masse coronale. Lors de ces événements, du matériel constitué de particules chargées est catapulté dans une direction précise. Lorsque ces CME filent vers notre planète, elles se heurtent au champ magnétique terrestre et peuvent provoquer des tempêtes géomagnétiques plus importantes que les simples flux de vent solaire.

Dans ce cas précis, les chercheurs n’ont pas trouvé la trace de la CME associée à cette tempête. En revanche, ils ont repéré une autre qui a été catapultée par l’étoile le 28 septembre dernier, suite à deux éruptions successives de la même tache solaire.

Ces éruptions sont elles aussi classées grâce à une échelle à la nomenclature un peu bizarre. Elle comprend les valeurs B, C, M et X, B étant les plus faibles et X les plus intenses. En l’occurrence, il s’agissait d’éruptions de classe M, c’est-à-dire qu’elles étaient plutôt intenses.

Heureusement, la CME produite était plutôt diffuse et son impact devrait être assez modéré. Le SWPC estime qu’elle produira une tempête de classe G2, c’est-à-dire encore moins importante que celle survenue en début de semaine. Elle passera probablement inaperçue pour la majorité de la population; dans le pire des cas, elle provoquera quelques perturbations mineures et ponctuelles des réseaux de communication.

Une intensité modérée, mais une tendance à surveiller

Ces deux éruptions pourraient paraître anecdotiques ; il est vrai qu’individuellement, leur impact aura été quasiment négligeable. Mais si les chercheurs continuent de les documenter, c’est parce qu’elles surviennent de plus en plus régulièrement. Cela permet d’apprécier la montée en régime du Soleil, qui approche en ce moment du pic de son cycle d’activité de 11 ans.

Ce pic est attendu à l’été 2025, et d’ici là, l’activité du Soleil va encore continuer d’augmenter — alors qu’elle est déjà en train de dépasser les prévisions des chercheurs. Il faudra donc surveiller l’astre de très près lors des prochaines années, car la Terre n’est pas à l’abri d’une éruption solaire extrême aux conséquences potentiellement dramatiques. Et si cette éventualité se concrétise, il vaudra mieux le savoir le plus tôt possible, même si nous ne disposons pour l’instant d’aucun moyen de défense contre ces phénomènes.

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