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Mark Zuckerberg a dépensé 21 milliards de dollars dans le metavers

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Mark Zuckerberg vient d’annoncer des résultats plus que difficiles pour le groupe Meta. La faute à son projet de metavers.

Les chiffres sont alarmants. -52 % de bénéfice par rapport à 2021, -4 % de chiffre d’affaires, aucune donnée n’est dans le vert du côté de Meta. L’annonce des derniers chiffres de la société a également eu un impact sur la valorisation de Meta en bourse. Il y a quelques mois, Mark Zuckerberg, patron de Facebook (et donc de Meta), annonçait fièrement que le cap des 1000 milliards de valorisations était battu. Aujourd’hui la société frôle les 350 milliards.

Mais alors, comment expliquer cette chute vertigineuse ? La réponse tient en un mot : le métavers. Le projet d’univers virtuel, si cher aux yeux de Mark Zuckerberg n’arrive pas à convaincre. Avec sa division Reality Labs, en charge de la conception du projet, le groupe Meta perd plus de 10 milliards de dollars par an, presque un par an.

Le métavers plombe les finances du groupe

Dans un communiqué de presse aux investisseurs, les patrons du groupe Meta sont réalistes : « Nous prévoyons que les pertes d’exploitation de Reality Labs en 2023 augmenteront considérablement d’une année sur l’autre. » La situation ne risque donc pas de s’arranger et le groupe, en difficulté, pourrait voir ses fidèles mécènes partir les uns après les autres.

À la fin de l’année 2021, Meta disposait de 12 milliards de dollars de « cash-flow » (de la trésorerie). Mais en l’espace de 10 mois, cet argent s’est envolé. Pour faire une comparaison et mieux comprendre l’importance inédite de cet investissement, le budget de l’État français allouait à l’écologie et au développement des mobilités douces était de 21,6 milliards d’euros en 2022. C’est un tout petit moins que l’argent dépensé par Meta dans le développement de son métavers.

Mais tout cet acharnement est loin de porter ses fruits. Si Mark Zuckerberg assure que le monde saluera le travail de son équipe dans une décennie, beaucoup d’experts sont moins optimistes. Aujourd’hui « l’Horizon World » de Meta ressemble plus à la Creuse qu’à l’île de France. Avec à peine 200 000 personnes actives par mois, le monde virtuel du patron de Facebook ressemble surtout à un grand désert numérique.

Un projet qui ne plaît à personne

En interne, également, le projet ne séduit pas. Récemment une note destinée aux employés a été interceptée par la presse. Cette dernière demandait explicitement aux salariés du groupe de se connecter au monde virtuel au moins une fois par jour malgré les bugs et autres problèmes qui peuvent compliquer l’expérience.

En amont de l’annonce des résultats financiers de Meta, Brad Gerstner, une figure importante de l’histoire de Facebook a demandé une baisse immédiate des coûts. Il explique notamment que le développement du métavers ne doit pas excéder les 5 milliards de dollars par an. C’est la moitié du budget disponible aujourd’hui.

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