Les vélos électriques ne peuvent pas dépasser la limite des 25 km/h en France, et c’est d’ailleurs le cas partout en Europe (le moteur ne peut pas dépasser une puissance de 250W). C’est le cas pour les VAE utilisés dans les grandes agglomérations. Il existe une possibilité d’aller un cran plus loin avec la catégorie des « speed bikes », qui permettent de filer jusqu’à 45 km/h sur les plus longs trajets ou les routes dégagées.
Des kits de débridage en vente libre
Mais attention, pas question d’utiliser un speed bike comme un vélo électrique classique : la réglementation qui s’applique à ces véhicules plus rapides n’est pas du tout la même puisqu’ils sont considérés comme des cyclomoteurs. Autrement dit, il faut impérativement faire immatriculer le vélo, porter des gants et un casque, avoir une assurance, et il est interdit de rouler sur les pistes cyclables.
Avec l’explosion du vélo électrique et son utilisation en tant que moyen de transport pour aller travailler ou même faire les courses, il existe cependant un mouvement qui réclame de faire sauter la limite des 25 km/h, comme l’explique AutoPlus. Certains regardent en effet du côté des États-Unis ou du Canada, où la limite de vitesse pour les VAE est de 32 km/h. Cela parait peu sur la papier, mais la différence permet de gagner quelques minutes sur les trajets du quotidien.
En attendant un éventuel changement dans la législation (ce qui n’a rien de certain), des cyclistes ont décidé de s’en affranchir en achetant des kits de débridage. Ils peuvent se trouver très facilement sur Amazon ou ailleurs mais il faut savoir que c’est totalement illégal et potentiellement dangereux. Le cycliste risque en plus une amende de 30.000 euros et jusqu’à un an de prison. À bon entendeur…