Disney continue de déterrer ses classiques alors que les spectateurs n’ont rien demandé. Un à un, les plus grands films de l’héritage du studio font leur passage du côté obscur de la Force : celui des adaptations live-action. Si les tentatives précédentes n’ont jamais su convaincre de l’intérêt du format, la nostalgie fonctionne et génère des revenus record. Le remake du Roi Lion s’est tout de même hissé au top 10 des films les plus rentables de l’histoire avec une 9ème place surprenante.
À chaque nouvel univers transposé en prise de vue réelle, l’enfant qui sommeille en nous espère que cette fois-ci, ce soit la bonne. Malgré ces espoirs, les flops s’enchaînent et les productions live peinent à faire renaître la magie d’antan. Si les métrages à destination des cinémas proposent généralement une expérience plus grandiose, les titres à destination de Disney+ souffrent d’un ensemble souvent trop faible. On pense notamment à l’adaptation de Pinocchio largement décevante face à la proposition de Guillermo del Toro.
Désormais, c’est au tour du Pays Imaginaire de subir sa transformation. Peter Pan et Wendy dévoile sa première bande-annonce avant de faire son entrée sur Disney+ le 28 avril prochain. Est-ce que ce long-métrage fait la promesse d’une réimagination réussie ?
Rêve ta vie en… gris.
La réécriture d’un univers sous un angle plus mature est une pratique habituelle, mais la palette des productions live de Disney visant à rendre les visuels plus “durs” nous donnerait presque le blues. Dès les premiers instants de la bande-annonce, le beau Pays Imaginaire se retrouve privé de toutes nuances colorées.
Fut un temps, le studio nous habituait pourtant à des œuvres fantastiques aux visuels frappants, comme avec la saga Narnia. Ces versions repensées de grands classiques méritent-elles de perdre tout semblant de direction artistique ? Comme pour Le Roi Lion et ses animaux en images de synthèse mais sans caractère, ou bien La Petite Sirène et son océan trop sombre, le pari des éléments réalistes affecte plus le charme de l’ensemble qu’il ne surprend le spectateur.
Côté scénario, le film ne semble pas s’éloigner trop loin des sentiers battus. Si l’on en croit cet extrait, il faudra très certainement s’attendre à une nouvelle version de l’œuvre originale dénuée de toute joie et bonne humeur. De plus, les sous-titres ne tâchent même pas de traduire les dialogues correctement, laissant entendre que le Capitaine Crochet appelle la jeune héroïne “chérie” alors que “Darling” est en réalité le nom de famille de Wendy. Comme pour le destin de l’antagoniste du film : ça sent le naufrage.