Enfin de l’heroic fantasy en France ! Quelques mois avant la sortie de Kaamelott : Deuxième volet (partie 2), un autre réalisateur célèbre s’attaque au genre qui peine encore à investir nos vertes contrées. Comme Alexandre Astier, c’est via la comédie qu’Eric Judor espère initier les spectateurs aux quêtes épiques, aux terres peuplées de nains, d’elfes et de trolls. L’acteur et metteur en scène prépare une nouvelle parodie et s’inspire très largement du Seigneur des anneaux.
Avec Le Roi du Game, de son titre temporaire Le Puy des oufs (on préférait celui-là), le papa de Platane et Problemos se paie la tête de J.R.R Tolkien et tous ceux qui l’ont suivi. Il va suivre un père de famille prêt à tout pour retrouver sa fille disparue, même à prendre part à un jeu de rôle grandeur nature.
Une parodie qui nous fait de l’œil
Affublé d’une longue perruque blonde — toute ressemblance avec un elfe de fiction capable de surfer sur un bouclier serait fortuite— il va remuer ciel et terre pour retrouver sa progéniture. Judor campe le personnage principal, face à Alexandra Lamy, son compère de toujours, Hafid Benamar, ainsi que Marc Labrèche. Le créateur de contenu Maxime Biaggi est aussi de la partie. Le premier teaser montre d’ailleurs l’importante galerie de personnages convoqués pour cette aventure.
Il y a évidemment les Elfes, moins solennels que chez Tolkien, le Roi colérique et même la Sorcière effrayante. On voit aussi un Sorcier blanc qui rappelle Saroumane, les adorateurs de fantasy vont être servis. Après l’excellente surprise Donjons et Dragons, on est dans les starting-blocks. Télérama, qui s’est rendu sur le lieu de tournage, détaillait en janvier l’approche du réalisateur.
Il s’agira de rendre hommage à deux estampilles chères aux geeks : Le Seigneur des anneaux et The Office. Le projet ne date pas d’hier, il a été imaginé par le scénariste Cédric Prévost en 2012. Eric Judor est désormais aux manettes et on espère qu’il infusera cette aventure épique de sa dose habituelle d’humour et de références bien senties.
Après tout, il n’y a pas si longtemps (un peu quand même), il était à l’affiche d’un monument de la parodie avec La Tour Montparnasse infernale de Charles Nemes. Un pastiche de Die Hard qui a marqué toute une génération, la même qui s’est penchée sur les écrits de Tolkien après la découverte du Seigneur des anneaux en 2001.
Un genre qui ouvre de nombreuses perspectives
Si le titre préparatoire n’a pas été conservé, il laissait entrevoir de jolies perspectives pour cette parodie. On peut espérer qu’Eric Judor n’ait rien perdu de son mordant pour s’emparer de sujets sociétaux et de thématiques associées à la fantasy.
À une heure où Le Seigneur des anneaux devient un symbole pour les néofascites, que les acteurs de la série Prime Video sont la cible de campagnes haineuses sur les réseaux sociaux du simple fait de la couleur de leur peau et que l’arrivée de Ciri comme héroïne de The Witcher 4 entraîne une levée de boucliers chez les joueurs, le réalisateur a toutes les clés en main pour signer l’une des comédies les plus marquantes de sa carrière.