Le GIEC vient de publier un nouveau rapport alarmant sur le réchauffement climatique et les conséquences sont mesurables. Par rapport à l’ère pré-industrielle, la température moyenne du globe a déjà augmenté de 1,1 °C, tandis que le niveau de la mer s’est élevé 20 centimètres par rapport au siècle dernier.
Partout dans le monde, les températures ont grimpé sur les dernières années, et 2022 a été l’une des années les plus chaudes de l’histoire rappelle Presse-citron. En France, c’est l’Insee qui a publié il y a quelques mois une étude menée avec Météo France mettant en lumière les régions les plus affectées par la hausse des températures.
20 journées anormalement chaudes par an
Le titre de ce rapport est particulièrement édifiant : “Un habitant sur sept vit dans un territoire exposé à plus de 20 journées anormalement chaudes par été dans les décennies à venir”. Toutes les régions ne sont toutefois pas logées à la même enseigne.
Si les territoires métropolitains seront de plus en plus touchés par la chaleur, le littoral sera un peu plus épargné. En revanche, l’augmentation du niveau de la mer est un élément critique pour les côtes françaises. Les zones montagneuses, depuis le Massif Central et jusqu’aux Alpes seront lourdement affectés par la hausse des températures.
Ci-dessous, la carte de l’Insee met en lumière les zones géographiques françaises les plus affectées par le dérèglement climatique. Une “journée anormalement chaude” est caractérisée par un jour pour lequel une température supérieure à 5 °C est observée en comparaison avec les données de référence (période comprise entre 1976 et 2005). Loin des côtes, les régions françaises pourraient enregistrer jusqu’à 29 journées anormalement chaudes par an, sur les 3 prochaines décennies.

Quelles régions sont les plus touchées ?
Le rapport de l’Insee précise que “9,3 millions de personnes résident dans les territoires où les anomalies de chaleur en journée seront les plus fréquentes (plus de 20 jours par été). Elles représentent 14 % de la population de France métropolitaine, soit un habitant sur sept”.
Parmi les régions les plus concernées, il y a d’abord l’Auvergne Rhône-Alpes où 68% des habitants seront exposés à plus de 20 journées anormalement chaudes par an “au cours des mois de juin, juillet et août”. L’institut de statistiques rappelle que sur la période 1976-2005, aucun de ces habitants n’était exposé à de telles températures.
Deuxième région la plus touchée par les vagues de chaleurs : l’Occitanie où 20% de la population sera exposée à des canicules. La Nouvelle-Aquitaine complète le podium (13% de la population) avec les départements de la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne qui seront les principales victimes de ce dérèglement climatique.

Logiquement, ce sont les régions du littoral qui seront les moins exposées aux “journées anormalement chaudes”. La Bretagne, la Corse, la Normandie et la Provence-Alpes Côte d’Azur seront moins touchées que les autres par la chaleur. Dans son étude, l’Insee s’inquiète notamment pour les personnes âgées, les jeunes en bas âge, les personnes aux revenus très modestes et les travailleurs en extérieur.