En deux ans, les tarifs du streaming ont explosé : environ 22 % sur les formules standard, et un service de plus en plus restreint. Pour amortir le choc, toutes les plateformes ont ouvert des offres avec publicité, moins chères mais bridées, et les opérateurs télécoms se sont transformés en guichets de distribution. Free n’échappe pas à la règle, et c’est une bonne nouvelle pour les abonnés qui hésitent encore à sauter le pas.
Disney+ offert
L’opérateur a annoncé aujourd’hui l’arrivée de Disney+ Standard avec pub pour ses abonnés Freebox, sans engagement, avec activation possible jusqu’au 31 décembre 2026. Sont concernées les formules Révolution TV by CANAL, la Série Spéciale Révolution Light, la Révolution Light, la Pop, la Delta et l’Ultra Essentiel, pour les nouveaux abonnés comme pour les clients déjà en contrat. Notez que l’offre est valable jusqu’à la fin de l’année uniquement, et qu’elle ne couvre que trois mois d’abonnement. Après quoi il faudra passer à la caisse pour continuer de profiter du catalogue Disney et de celui de ses partenaires.
Passée la période offerte, l’abonnement repassera à 6,99 € par mois, soit le prix de la formule Standard avec pub depuis la hausse d’octobre 2025. Attention également puisque si la majorité des Freebox sont concernées, ce n’est pas le cas des Freebox One, Crystal, mini 4K, Pop S, Delta S et Box 5G. De plus, l’offre est réservée à celles et ceux qui ne sont pas déjà abonnés à Disney+, mais aussi à celles et ceux qui n’ont jamais bénéficié d’une offre promotionnelle Disney+ via leur abonnement Freebox. C’est peut-être là d’ailleurs que le bât blesse. Free multiplie ces opérations depuis 2020, avec six mois offerts sur la Pop à l’époque et trois mois sur la Révolution à l’été 2025. Une bonne partie de ses abonnés a donc déjà consommé son ticket. Quant à la Freebox Ultra, absente de la liste, elle embarque déjà un abonnement Disney+ permanent dans son bouquet.
Le vrai argument est ailleurs
Le vrai argument de vente, au-delà de l’immense catalogue Disney, réside dans la disponibilité des films proposés. Free promet une arrivée sur la plateforme « dès neuf mois seulement après leur sortie au cinéma ». C’est loin d’être un détail, puisqu’il s’agit de l’une des exceptions françaises les plus significatives du paysage streaming actuel concernant la chronologie des médias. Face à Canal+ qui trône à six mois, les plateformes de vidéo à la demande étaient jusqu’ici reléguées bien plus loin. Disney+ a fait sauter cette hiérarchie en janvier 2025, en signant un accord qui lui a permis de passer de dix-sept à neuf mois. Pour cela, l’entreprise s’est engagée à consacrer 25 % de son chiffre d’affaires net réalisé en France au financement d’œuvres françaises et européennes, dont environ 115 millions d’euros sur trois ans directement pour le cinéma.