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Qu’est ce que le “carburant solaire” ce remplaçant potentiel de l’essence ?

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Un professeur de l’Université de Chicago vient de publier une étude sur un “carburant solaire”. Cet hydrogène vert doit révolutionner le monde de l’automobile.

L’utilisation actuelle des ressources fossiles pour nous chauffer, déplacer et fournir de l’énergie est très problématique. Les experts du GIEC ont rapporté publication après publication, les dangers d’une surutilisation de ces ressources pour le climat et de facto pour l’espèce humaine dans son ensemble.

Pour réduire le plus possible l’importance des énergies fossiles, deux solutions existent. La première, la plus extrême, est de retourner à un mode de vie « propre », proche de ce que la Terre a connu avant l’ère industrielle. L’autre solution est de trouver des solutions de substitutions aux énergies fossiles.

C’est dans ce domaine que travaille Al Weimer, professeur de génie chimique au sein de l’Université du Colorado. Il a récemment publié un article sur ce qu’il nomme « le carburant solaire ». Selon ses termes cet hydrogène vert pourrait devenir une solution pour les voitures et le monde de l’énergie de demain.

Aujourd’hui l’utilisation de l’hydrogène se démocratise de plus en plus, dans divers corps de métier. Le premier des éléments atomiques à la côte du côté des industriels et les projets de véhicules à hydrogène existent. Mais bien ce carburant soit propre à l’usage, son mode d’extraction pose encore question.

C’est sur ce point très précis que le « carburant solaire » de Weimer fait toute la différence. Le chercheur explique dans son article utilisé une approche « thermochimique » pour décomposer l’eau en hydrogène et en oxygène gazeux. Aujourd’hui cette décomposition à l’échelle atomique est déjà possible (avec l’électrolyse), mais elle demande de grandes quantités d’énergie.

Avec sa nouvelle approche, Weimer propose d’utiliser de l’aluminate de fer, un métal abondant et peu coûteux. Leur nouvelle méthode, qui demande des pressions très élevées, a permis de doubler la production d’hydrogène par rapport à l’électrolyse pour un même débit électrique. Cette découverte pourrait donc permettre de produire de l’hydrogène en plus grande quantité dans les prochaines années et relance le débat sur l’utilisation de ce gaz.

L’hydrogène : bientôt dans nos voitures ?

Plusieurs constructeurs de premier plan travaillent pour amener l’hydrogène dans nos voitures. C’est notamment le cas du japonais Toyota, historiquement très avancé sur ces questions. Aujourd’hui deux modèles de voitures à hydrogène sont homologués pour rouler en France. C’est le cas de la Toyota Mirai et la Hyundai Nexo.

Comme lors de la naissance des voitures électriques au début de la dernière décennie, les voitures à hydrogène n’ont pas de station de recharge sur tout le territoire. Contrairement aux électriques, les voitures à hydrogène bénéficient de leur côté d’un temps de recharge similaire à celui d’une voiture thermique. L’autonomie est là aussi un point fort dépassant déjà les 650 kilomètres sur la Mirai de Toyota.

Comment fonctionne une voiture « à hydrogène » ?

Vue de l’extérieur, une voiture à hydrogène ressemble comme deux gouttes d’eau à une voiture électrique. Elle avance d’ailleurs en utilisant de l’électricité. Cette dernière n’est cependant pas stockée dans des batteries au lithium (comme sur les voitures électriques standards), mais directement produite par une « pile à combustible ». Cette pile se recharge en injectant de l’hydrogène dans le réservoir.

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