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Classement Pisa : pourquoi les élèves français sont aussi mauvais ?

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La France a beau être le pays qui consacre le plus de temps aux études, le résultat n’est pas franchement à la hauteur.

Les élèves français sont médiocres. Alors que notre pays est celui qui consacre le plus de temps à l’apprentissage des mathématiques et du français au sein de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), le niveau général dans l’enseignement primaire est loin de refléter cet effort. Concrètement, 59% du temps d’apprentissage des élèves français est consacré à ces seules deux matières, contre une moyenne de 41% à l’international. En parallèle, leur niveau est tout juste dans la moyenne, rapporte le dernier classement Pisa.

Le classement Pisa, c’est quoi ?

Créé en 1997, mais réellement lancé en 2000, le classement Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) est une série d’études menées tous les trois ans au sein de l’OCDE, qui vise à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres. Son objectif est de comparer le niveau général des élèves de 15 ans concernant leurs “capacités à mobiliser leurs connaissances scolaires et à les utiliser dans des situations proches de la vie quotidienne”, tout en évaluant l’efficacité des politiques éducatives en vigueur.

Selon le dernier classement Pisa publié ce mardi 5 décembre 2023, le niveau des élèves français se situerait seulement dans la moyenne, avec un score de 474 points en mathématiques et en compréhension de l’écrit. Des résultats en chute libre depuis 2018, rappellent nos confrères de France TV, mais qui témoignent d’une tendance généralisée à la plupart des pays membres. Les efforts de la France pour remonter le niveau des élèves ne semblent pas suffire, et l’ajout d’heures supplémentaires à un programme déjà chargé interroge déjà. Travailler plus n’est pas toujours synonyme de qualité, et la France semble en être l’exemple.

Reste que derrière ses lacunes en apprentissages fondamentaux, la France semble aussi être plutôt bien située sur la question des savoirs annexes, à l’exception des compétences psychosociales. Un domaine tout aussi primordial, assure le Cnesco (Centre national d’étude des systèmes scolaires) : “Les préconisations européennes disent que l’acquisition de compétences va au-delà des savoirs en français et en maths, qu’il faut inclure d’autres disciplines ainsi que des pratiques culturelles et sportives“.

Un programme déjà trop chargé

Autre critique formulée à l’encontre des programmes d’éducation français, la charge des élèves serait trop intense, et ce, dès la maternelle. Un constat qui contredit les récentes décisions du Ministère de l’Éducation, et qui serait déjà susceptible de creuser les écarts de niveaux entre élèves : “Les objectifs sont trop élevés pour les élèves faibles et peuvent déjà creuser les écarts“, détaille le sociologue Pierre Merle au micro de France TV. Depuis sa nomination au ministère de l’Éducation nationale, Gabriel Attal a promis de dispenser davantage de cours de maths et de français, avec l’objectif de remonter le niveau des élèves. Il a annoncé ce 5 décembre une réforme de tous les niveaux scolaires. Des groupes de niveaux seront systématisés au collège en français et en mathématique dès la rentrée 2024. Dans le même temps, l’entrée en seconde sera désormais conditionnée par l’obtention du brevet. Pour la terminale, le volume horaire sera augmenté pour les enseignements généraux.

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