Début juillet, Sony confirmait la fin progressive de la production et du développement de sa gamme de disques optiques enregistrables, à l’image des Blu-ray destinés aux consommateurs et certains produits professionnels. Cette décision concerne notamment les disques BD-RE (25 Go), BD-RE DL (50 Go), BD-RE XL (100 Go), et BD-R XL (128 Go), ainsi que les disques professionnels et les archives de données optiques.
La fin d’une époque
La fin de la production n’a pas encore de date précise, mais Sony a indiqué que les ventes B2B (aux entreprises) se poursuivront grâce à une production limitée et aux stocks. La date exacte de cessation pour les produits grand public sera déterminée après en avoir discuté avec les partenaires de la distribution.
Le constructeur justifie cette réorientation stratégique par les faibles performances du marché du stockage de long terme, qui n’ont pas atteint les prévisions de l’entreprise. « Ce marché n’a pas atteint nos attentes, et les performances globales du secteur des supports de stockage sont restées déficitaires. Nous avons donc décidé de revoir la structure de notre entreprise pour améliorer la rentabilité », a déclaré un représentant du groupe.
En conséquence, Sony prévoit trois mesures principales : l’arrêt progressif du développement et de la production de disques optiques enregistrables ; la réduction des effectifs dans le secteur des supports à bande optique ; et la transition vers une structure à entreprise unique d’ici avril 2025, avec des opérations adaptées à l’échelle et à la réalité du marché.
Sony a bien sûr une longue histoire dans le développement des technologies de disques optiques, ayant lancé des produits pionniers dès 1986 et des innovations comme les lasers à semi-conducteurs bleu-violet pour les disques optiques en 1998. Malgré ces succès, l’entreprise doit maintenant s’adapter à l’évolution du marché qui délaisse ces supports de stockage.
L’arrêt de la production des disques optiques enregistrables limitera les options des consommateurs pour le stockage à long terme de données, les disques Blu-ray étant réputés pour leur durabilité : ils peuvent atteindre plusieurs décennies, contrairement aux disques durs et aux SSD dont la durée de vie moyenne tourne autour de cinq ans. Néanmoins, les produits destinés aux entreprises (les disques Blu-ray pour les jeux et les films par exemple), continueront à être produits.
La réduction de la production de disques optiques enregistrables procède d’une certaine logique : de nombreuses personnes se tournent vers le stockage dans le cloud pour leurs sauvegardes. Cette transition reflète une tendance générale vers des solutions de stockage plus pratiques et flexibles.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.
Ahhh les cloches qui s’empilaient de partout à force de graver….c’était le “bon” temps ^^
Non, ça commence à s’effriter au bout de quelques années donc je préfère de loin les SSD de nos jours, tout petits et avec 2 ou 4To de stockage au creux de la main.
Adieux les coffrets, les editions collector, les series qu’on pouvaient regarder 10 ans après, la nostalgie, les series cultes, Vive l’esclavage, de la mediocrité d’encodage et le temps de l’ephemere. Dailleurs tout est du consommable plus rien n’est reellement de l’art donc pourquoi le garder si ce n’est garder notre liberté.
@bruno, ici je ne penses pas qu’on parle d’un arrêt des ventes de films en blu-ray en magasin, mais bien de supports vierges, comme nos bons vieux CD-R.