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JO 2024 : la mairie de Paris prend une décision radicale contre les taxis volants

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La mairie a engagé un recours contre l’expérimentation des taxis volants dans les rues de Paris pendant les Jeux olympiques.

Alors qu’ils étaient censés participer au rayonnement technologique de la ville pendant les Jeux olympiques, la mairie de Paris a officialisé sa volonté d’engager un recours en référé-suspension contre l’expérimentation de taxis volants dans les rues de la capitale. Une action qui vient contredire l’autorisation formulée mardi par le gouvernement, et qui promet quelques débats houleux avant le coup d’envoi de la compétition, fixé au 26 juillet prochain.

En début de semaine, dès la validation des expérimentations par le gouvernement, le cabinet de la maire Anne Hidalgo avait indiqué à l’AFP étudier la possibilité d’un recours, visant à “demander aux juges de suspendre en urgence cette décision“, indiquait Dan Lert, adjoint municipal en charge de la transition écologique. Il faut dire que le sujet cristallise déjà débats et tensions depuis plusieurs mois. En novembre 2023, puis en mai 2024, le Conseil de Paris s’était déjà prononcé en défaveur du projet, qualifiant à l’époque les taxis volants “d’aberration écologique pour ultrariches, (…) un scandale démocratique“.

En dénonçant “un mode de déplacement 30 fois plus énergivore qu’un déplacement en métro et 45 fois plus émetteur en gaz à effets de serre“, et une “aberration sonore” en zone urbaine, l’élu communiste Jean-Noël Aqua dénonce aussi les dispositifs déjà installés au cœur de l’agglomération parisienne, afin de permettre le décollage et l’atterrissage de ces taxis volants sur les quais de Seine, au niveau d’Austerlitz.

Un feu vert qui ne passe pas

La validation du gouvernement était attendue depuis plusieurs mois. À l’occasion du salon Vivatech 2024 qui se tenait à Paris, le groupe ADP (Aéroports de Paris) nous avait présenté son projet de taxis volants, en association avec la région Ile-de-France, présidée par l’élue LR Valérie Pécresse, et l’entreprise allemande Volocopter, qui fabrique le “Volocity”.

Tout semblait prêt pour le coup d’envoi avant les Jeux olympiques. L’objectif était double pour les acteurs du projet, qui entendaient briller à l’international tout en testant en conditions réelles des déplacements courts entre le centre de Paris et les aérodromes environnants. Présentés comme des aéronefs électriques à décollage et atterrissage vertical (eVTOL), comme une alternative de transport plus écologique à l’hélicoptère ou l’avion, ces moyens de transport nouvelle génération ambitionnaient de transporter des passagers, mais aussi de la marchandise urgente ou fragile, comme des organes en vue d’une transplantation par exemple.

La technologie actuelle du Volocity limite ses capacités à des vols d’une distance maximale de 21 km, insuffisante pour relier des points clés (de l’aéroport de Roissy au centre de Paris, par exemple). L’intégration de batteries plus performantes et la mise en service d’un modèle à quatre places, plus économique en termes de coût d’exploitation, pourraient cependant changer la donne. Reste à voir comment la mairie de Paris réussira à les faire interdire.

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