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Devialet : la petite française du son va-t-elle disparaître ?

Le spécialiste français du son, Devialet, est en dans une situation délicate et cherche à levers des fonds rapidement. L’avenir de ce fleuron de la French Tech s’assombrit.

Présenté comme un fleuron français de l’audio, Devialet ne joue pas la bonne partition et se retrouve dans une situation critique. Le magazine Challenges rapporte que le fabricant a entamé une procédure de conciliation pour rééchelonner sa date et lever des fonds. Les caisses de ce monument de la French Tech sont vides et Devialet se lance dans une course contre-la-montre pour trouver de l’argent frais. Les derniers résultats de l’entreprise ne seraient pas bons et Devialet aurait creusé ses dettes « d’une quinzaine de millions d’euros ». Incarnation d’un certain luxe audio à la française, cette « pépite » avait pourtant attiré de grands noms depuis sa création en 2007. Xavier Niel (fondateur de Free), Jacques-Antoine Granjon (de Veepee), Marc Simoncini (de Meetic), ou Bernard Arnault (PDG de LVMH) participent à cette aventure, mais la situation actuelle n’incite pas à soutenir l’entreprise.

En interne, la situation a poussé Devialet à se séparer de deux personnalités majeures en l’espace de quelques mois. Un investisseur assure à Challenges que l’entreprise « a cramé beaucoup d’argent dans du marketing » sans que cela impacte les ventes. Devialet a beau s’être forgé une certaine réputation sur son segment, le fabricant français se limite à du haut de gamme et n’est pas accessible à toutes les personnes.

Une enceinte Phantom II démarre à 1 100 euros tandis que le Phantom I se négocie à partir de 2 100 euros et peut grimper à plus de 3 000 euros. Le travail sur le design original, la qualité audio ou les coloris expliquent ces prix élevés et le fait qu’il n’est pas rare de les voir… en vitrine. Néanmoins, cela ne suffit pas à faire vivre une société face à la concurrence – comme Sonos – et Devialet a joué la carte de la diversification.

Au bord du gouffre, Devialet joue sa survie

Elle propose une barre de son (à 2 000 euros), des écouteurs sans-fil Gemini II (à 399 euros) et s’est fait connaître grâce à des partenariats avec Huawei ou Free. Une stratégie insuffisante sur un secteur dans lequel la concurrence est rude, mais Devialet a encore des idées pour se relancer. La marque française vise des secteurs en pleine expansion et l’international, comme en témoigne son accord avec le géant chinois BYD pour équiper des voitures électriques. Devialet veut aussi augmenter ses recettes en ouvrant de nouvelles boutiques en Chine (à Shanghai et Pékin) aux États-Unis ou encore au Moyen-Orient. Cette partie du monde représente une importance majeure pour la firme qui veut ouvrir dix boutiques d’ici à 2027. Enfin, la diversification passera aussi par les entreprises avec une présence renforcée dans les hôtels.

Mais avant de se projeter vers ces projets, Devialet devra réussir à trouver de l’argent. Un élément indispensable pour la survie de l’entreprise, aujourd’hui dans une situation « critiques ».

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