ChatGPT peut désormais se connecter directement à Dropbox, Box, SharePoint, OneDrive et Google Drive. Cette interconnexion permet au chatbot d’analyser les documents stockés sur ces plateformes pour répondre aux questions des utilisateurs. Un analyste financier pourrait ainsi exploiter les présentations et rapports de son entreprise pour construire une thèse d’investissement, le tout en respectant la hiérarchie des droits d’accès de l’organisation.
ChatGPT se connecte aux nuages
La transcription et l’enregistrement des réunions rejoignent également l’arsenal de ChatGPT. Cette fonction génère des notes avec des citations horodatées et propose des actions à entreprendre. Les utilisateurs peuvent interroger ces comptes-rendus comme ils le feraient avec n’importe quel document intégré, et transformer les tâches identifiées en projets Canvas, l’outil d’OpenAI dédié à l’écriture et au développement.
Cette approche place ChatGPT en concurrence directe avec ClickUp, Zoom et Notion, qui ont tous ajouté des capacités similaires de transcription et de synthèse de réunions à leurs produits respectifs.
OpenAI introduit par ailleurs des connecteurs de recherche approfondie pour HubSpot, Linear et une sélection d’outils Microsoft et Google, actuellement en version bêta… et pas encore en Europe. Ces intégrations permettent de préparer des rapports de recherche détaillés en combinant les données de ces sources avec les informations du web. Le support du protocole MCP (Model Context Protocol) étend encore ces possibilités de connexion pour les utilisateurs Pro, Team et Enterprise.
En parallèle, OpenAI a officialisé le lancement de Codex, son agent de programmation propulsé par le modèle codex-1, une version adaptée d’o3 pour les tâches de développement logiciel. Cet assistant peut gérer simultanément plusieurs travaux de codage, de l’écriture de nouvelles fonctionnalités à la correction de bugs, en passant par la soumission de demandes de révision.
Codex fonctionne dans un environnement sécurisé préchargé avec le code source du développeur. Depuis le 3 juin, l’outil peut se connecter à internet pour les utilisateurs Plus, Pro et Team qui l’activent explicitement. Cette connexion lui permet « d’installer des dépendances, de mettre à jour des packages, d’exécuter des tests nécessitant des ressources externes », précise OpenAI.
L’outil reste gratuit pour le moment, mais OpenAI prévoit d’introduire des limites de taux d’utilisation et une tarification à l’usage dans les semaines à venir.
Cette offensive commerciale repose sur une base client solide : trois millions d’abonnés utilisent déjà les produits professionnels d’OpenAI, contre deux millions annoncés en février. Face à la concurrence de startups comme Notion ou Context, OpenAI capitalise sur son avantage de premier entrant pour s’imposer dans les bureaux.
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