Comet intègre directement le moteur de recherche IA de Perplexity, connu pour ses résumés de résultats. L’outil phare, c’est Comet Assistant, un agent intelligent capable de gérer les onglets, résumer des e-mails, lire le calendrier ou même répondre à des questions en comprenant ce que l’internaute a sous les yeux. Tout ça, sans quitter la page web.
Coup de main IA pour l’internaute
Ce fameux assistant IA s’ouvre dans un petit volet à droite de l’écran, il repère ce que vous lisez, et peut réagir en temps réel. Pratique pour poser des questions sans copier-coller de texte, ou pour résumer un article un peu long.
Dans les tâches simples, il s’en sort bien d’après le testeur de TechCrunch : il peut trier les mails, rappeler un rendez-vous ou même suggérer quand partir de chez soi en fonction du trafic. Mais dès que la demande devient plus complexe, ça coince. Exemple : trouver une place de parking pas chère à l’aéroport de San Francisco. L’assistant a tenté… et s’est emmêlé les pinceaux dans les dates, avant d’insister pour finaliser la réservation quand même.
Autre bémol : pour profiter pleinement de Comet Assistant, il faut lui ouvrir grand les portes de ses données personnelles. Accès à vos mails, à votre agenda, à vos contacts… de quoi en faire tiquer plus d’un. Perplexity promet que ces infos ne servent pas à entraîner ses modèles, mais il faut quand même avoir une sacrée dose de confiance.
Mais attention, Comet n’est pas encore pour tout le monde. Il est réservé aux abonnés à l’offre Max (200 $ par mois) et à quelques testeurs invités. L’objectif est d’affiner l’expérience avant une ouverture plus large. Il est pour le moment possible de s’inscrire à une liste d’attente.
Avec Comet, Perplexity tente de prendre un raccourci vers les utilisateurs sans passer par Chrome. Un pari audacieux, vu que le navigateur de Google capte aujourd’hui près de 70 % du marché. Mais la startup mise sur ses 780 millions de requêtes en mai dernier (et une croissance de 20 % par mois) pour convaincre.
Perplexity n’est pas seule dans la course : d’autres acteurs comme The Browser Company (Dia) ou peut-être bientôt OpenAI sont sur le coup. Comet a de bonnes idées, mais changer les habitudes des internautes, c’est une autre paire de manches. Et tant que les assistants IA continueront d’halluciner ou de faire des erreurs basiques, ils risquent de rester des gadgets.
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