D’après une récente étude menée par Hostinger auprès de 10 500 personnes, neuf sondés sur dix ont déjà eu recours à un outil basé sur l’IA, et près d’un tiers l’utilisent de façon régulière. Sans surprise, ce sont les plus jeunes qui franchissent le pas sans hésiter : plus de deux tiers des 18-24 ans déclarent s’en servir fréquemment, quand seulement 14 % des plus de 65 ans se disent concernés.
Pour autant, cette adoption ne rime pas forcément avec dépendance puisque la majorité assure pouvoir s’en passer sans difficulté : 60 % jugent qu’ils pourraient vivre sans l’IA, et 92 % affirment même qu’ils y arriveraient sans trop de mal. Une nuance intéressante, qui montre que la curiosité l’emporte encore sur le réflexe automatique.

Parmi les usages qui s’imposent, les vacances occupent une place de choix. Plus de trois Français sur quatre prévoient de solliciter un chatbot ou une appli pour planifier leur été : choix de destination, itinéraires, comparaisons de prix, voire liste de bagages. L’assistant virtuel se glisse discrètement dans la préparation, sans pour autant prendre le contrôle total.
Si la production de contenus figure aussi parmi les usages les plus répandus, elle reste relativement encadrée. Images, textes, musique ou vidéos : près de huit utilisateurs sur dix affirment avoir déjà généré quelque chose grâce à une IA, souvent pour des projets personnels ou professionnels. Une proportion notable profite même de ces outils pour rédiger CV et lettres de motivation, comme une nouvelle étape de l’automatisation du quotidien.

Derrière cette adoption rapide, l’étude révèle toutefois un point plus inattendu : la relation intime que certains tissent avec leur assistant conversationnel. Près de la moitié confie avoir déjà partagé des informations personnelles qu’elle n’oserait pas dire à un humain, un phénomène particulièrement marqué chez les plus jeunes. Raisons invoquées : la discrétion, l’absence de jugement et parfois la simple envie de briser la solitude. Dans certaines régions, comme l’Alsace, l’Île-de-France ou la Provence-Alpes-Côte d’Azur, plus d’un habitant sur deux se dit prêt à se confier à un robot. Un paradoxe alors même qu’une grande majorité affirme vérifier seulement de temps en temps, voire rarement, la véracité des réponses fournies.
L’IA se révèle donc à la fois outil pratique, assistant créatif, planificateur de voyages et confident virtuel. Reste à savoir si cette confiance, parfois excessive, ne finira pas par se retourner contre ses plus fervents adeptes. En attendant, une chose est sûre : dans l’Hexagone, l’IA est entrée dans les habitudes et pourrait bien, à l’avenir, s’y ancrer plus profondément encore.
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