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Mauvaise nouvelle pour les abonnés Amazon Music

Le géant de la tech vient d’annoncer une nouvelle hausse de ses prix en France, à effet immédiat.

C’est officiel. L’annonce par Amazon Music Unlimited d’une augmentation de 1,15 € par mois pour son offre individuelle (qui passe de 10,99 € à 12,14 €) – et de la hausse parallèle du forfait Famille à 21,24 € – vient de tomber, avec effet immédiat. Pour les abonnés, c’est la douche froide en plein été. D’autant plus que cette augmentation, la seconde en deux ans, n’est pas un cas isolé. Comme Spotify avant elle, la plateforme de streaming musicale veut pérenniser son activité, en développant ses revenus… au détriment de ses clients.

L’augmentation qui fait mal

La pilule est d’autant plus dure à avaler qu’aucune amélioration de service n’est officiellement annoncée : la hausse vise d’abord à “continuer à proposer la qualité habituelle”. Derrière cette rhétorique, une réalité s’impose : le modèle du streaming audio, massivement adopté lors de son lancement dans les années 2010, entre dans une ère où l’équilibre entre rentabilité, droits d’auteurs et fidélisation de la clientèle s’amenuise. Et si Spotify peut compter sur une offre pluridisciplinaire, incluant musique, podcasts et depuis quelques mois, livres audio, ce n’est pas le cas d’Amazon, qui jongle entre Amazon Music, et Audible, son autre plateforme dédiée aux contenus audio.

Le malaise n’est pas propre à Amazon. Spotify, leader historique du marché, avait déjà revu ses tarifs à la hausse à l’été 2023 puis en 2025, suivi par Deezer et Apple Music. Depuis plusieurs années, les plateformes sont sous la pression des titulaires de droits et des maisons de disques pour améliorer le partage des revenus. Parallèlement, les coûts liés à l’infrastructure cloud ne cessent de grimper. Enfin, chaque innovation additionnelle (qualité HD, spatialisation audio, intégration des podcasts ou des livres audio) engendre de nouvelles dépenses.

Quitte à pousser les abonnés vers la sortie. Les abonnements Amazon ont de nombreux avantages, mais l’offre musicale du géant américain reste timide face aux géants du secteur, installés dans les habitudes des consommateurs depuis des années déjà. Si l’entreprise pouvait jusqu’à présent se démarquer grâce à son modèle low cost, sa transition vers une logique de rentabilité durable pourrait en refroidir plus d’un. Reste à savoir jusqu’où cette tendance inflationniste pourra s’étendre sans enclencher de véritables mouvements de désabonnement – ou de retour aux modèles alternatifs, légaux et illégaux. Comme pour la vidéo, l’écosystème du streaming musical est en train de changer, mais pas forcément pour le meilleur.

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