Si vous avez prévu de partir à la plage cet été, attention aux souvenirs que vous ramenez ! Derrière le ramassage d’un galet ou la cueillette d’une fleur se cachent une législation stricte et des sanctions pour le moins dissuasives. En effet, si le Code de l’environnement garantit aux habitants comme aux touristes un accès libre et gratuit aux plages publiques, la liberté s’arrête là où commence la protection des écosystèmes. Plusieurs interdictions en vigueur, souvent méconnues du grand public, visent en effet à protéger la flore et la faune locales.
Sable, galets, coquillages : on oublie
Tout le monde a déjà ramené du sable, un galet ou un coquillage de ses vacances à la mer. Pourtant, la pratique est illégale au regard de loi Française. Le prélèvement de ces matériaux, même en faible quantité, participe à la fragilisation des écosystèmes côtiers. La plupart des autorités tolèrent le prélèvement minime de certains éléments (personne, a priori, ne viendra vous embêter pour un coquillage glissé dans votre poche), mais tout ramassage jugé “déraisonnable”, à plus forte raison s’il est à but commercial, pourra faire l’objet d’une sanction, jusqu’à 1500€ d’amende.
Cueillettes interdites
Le véritable saut dans l’échelle des sanctions concerne la flore qui entoure les littoraux. La plupart des plantes qui poussent sur le bord de mer sont classées comme espèces protégées. Sur ce point, le Code de l’environnement est sans appel : “Ramasser, récolter ou détenir” une espèce végétale marine protégée est passible d’une amende pouvant atteindre 150 000€, assortie d’une peine de trois ans d’emprisonnement dans les cas les plus graves.
Bois flotté, verre poli : les rares exceptions
La législation fait toutefois preuve de bon sens : le bois flotté, ramené sur les rivages par la marée, peut généralement être ramassé sans restriction, tout comme le verre poli par l’eau. Ces prélèvements sont même encouragés s’ils participent à la propreté des plages.
Pas de tabac non plus
Depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, un décret national interdit formellement de fumer sur l’ensemble des plages françaises, ainsi que dans de nombreux autres lieux extérieurs fréquentés par des familles et des enfants (parcs, abords d’écoles, abribus, installations sportives). Cette mesure vise à la fois la santé publique et la lutte contre la pollution, notamment celle des mégots, responsables chaque année de milliers de tonnes de déchets sur le littoral. Dans ce cas précis, les contrevenants risquent une contravention pouvant aller jusqu’à 135€, montant susceptible d’être augmenté en cas de récidive ou de circonstances aggravantes.
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