Depuis 2022, Zoox affirmait que ses véhicules respectaient la législation grâce à une procédure d’« auto-certification ». Mais en mars 2023, l’Agence nationale de la sécurité routière américaine (NHTSA) avait ouvert une enquête, doutant de la validité du processus et des données fournies par l’entreprise. L’affaire est désormais classée. En contrepartie, Zoox a accepté de retirer toute mention selon laquelle ses robotaxis respectent l’intégralité des normes fédérales en vigueur.
Des démos mais pas encore de service commercial
« Grâce à ce nouveau processus d’exemption, nous sommes ravis d’ouvrir une nouvelle étape, de mettre ces discussions derrière nous et d’aller de l’avant », s’et réjouit Zoox dans un communiqué.
L’exemption ne signifie pas pour autant que les robotaxis de Zoox puissent être immédiatement exploités comme service de transport rémunéré. Pour l’heure, il s’agit uniquement de démonstrations publiques encadrées. Les essais ont déjà commencé autour du siège de l’entreprise à Foster City, en Californie, et se sont étendus à Las Vegas et San Francisco. Dans cette dernière ville, les employés et leurs proches ont pu embarquer à bord.
Au début de l’année, Zoox a lancé son programme « Zoox Explorer » à Las Vegas, histoire de familiariser un premier cercle de passagers avec cette technologie. Le véritable lancement commercial est annoncé pour plus tard, la ville du Nevada étant pressentie comme premier marché cible.
Fondée il y a onze ans et rachetée par Amazon en 2020 pour 1,3 milliard de dollars, Zoox a pour objectif de créer une flotte de robotaxis autonomes conçus dès le départ sans poste de conduite classique. En juin dernier, l’entreprise a inauguré une usine de production dans la baie de San Francisco, avec dans l’idée de sortir jusqu’à 10.000 véhicules par an une fois la cadence maximale atteinte.
La décision de la NHTSA intervient alors qu’un nouveau cadre réglementaire a été annoncé en avril par le Département des Transports américain. Il vise à accélérer les procédures d’exemption pour les véhicules autonomes conçus aux États-Unis, jusque-là réservées aux modèles importés.
Ce système permet à des constructeurs comme Zoox d’obtenir plus rapidement une autorisation de tests ou de démonstration, puis, à terme, une autorisation commerciale. Amazon n’est pas seul sur ce créneau : Tesla a déjà annoncé vouloir produire un futur robotaxi « CyberCab » sans volant ni pédales. Avec cet assouplissement des règles, les États-Unis ouvrent donc la route aux véhicules autonomes.
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