Cette fois-ci c’est la bonne ? 20 ans après ses débuts au cinéma, la saga Silent Hill s’offre une nouvelle chance de convaincre. Il faut dire que, depuis le premier film de Christophe Gans, l’industrie du jeu vidéo est parvenue à faire éclore quelques belles adaptations. La malédiction semble presque rompue et Silent Hill veut en profiter pour revenir au cœur du débat. Si des catastrophes comme Minecraft et Borderlands existent, les succès de Super Mario Bros ou, plus récemment Arcane ont prouvé que les univers vidéoludiques ont toute leur place sur le petit et le grand écran.
Annoncé en 2020 et confirmé en 2022, le troisième film Silent Hill montre enfin de quel bois il est fait. Le projet s’offre une première bande-annonce, l’occasion de prendre la température après un premier film au succès discret et un second qui a été fustigé par la critique et le public. Réalisée par Christophe Gans, déjà à l’œuvre sur la première adaptation, cette nouvelle cuvée va s’emparer de l’intrigue du second jeu. Après avoir reçu une lettre de son épouse décédée, l’invitant à se rendre dans “leur lieu à eux”, James Sunderland débarque à Silent Hill. Mais la petite bourgade touristique n’a plus rien d’un décor de carte postale. Elle est devenue un endroit effrayant peuplé de créatures immondes.
Événement horrifique de l’année ?
S’il faut sans doute patienter un peu pour obtenir une véritable bande-annonce, les premières images ne sont pas particulièrement rassurantes. Tandis que le jeu Silent Hill 2 reposait sur une ambiance angoissante par son silence, cette campagne promotionnelle choisit le bruit et le déluge d’effets pour convaincre le public qu’une grosse frayeur est au programme des réjouissances. On peut espérer que cette adaptation parvienne tout de même à encapsuler l’essence du jeu, avec ses thématiques de deuil, de culpabilité et de rédemption.
C’est d’ailleurs sur ce terrain que Silent Hill 2 s’est distingué il y a plus de vingt ans, et plus récemment grâce au remake de Bloober Team, en imposant une horreur psychologique plus mature que ses contemporains. Si le film parvient à conserver ce ton tout en y ajoutant une mise en scène cinématographique efficace, il pourrait bien s’imposer comme une surprise dans le paysage des adaptations. Reste qu’avec un budget riquiqui, 40 millions de dollars, Gans pourrait ne pas avoir bénéficié d’une grande liberté de mouvement pour construire une esthétique saisissante.
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