Ce n’est pas la première fois que Tesla tousse, mais ça commence à ressembler à de la gangrène : sept mois consécutifs de baisse en Europe, alors même que les ventes globales de voitures électriques progressent selon les chiffres de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). La marque paie cher son absence de nouveautés. Le Cybertruck n’a pas convaincu (et il est de toute manière confiné à l’Amérique du Nord), tandis que la gamme actuelle commence à dater. Elon Musk a promis un modèle plus abordable pour la fin de l’année, mais d’ici là, les clients risquent de regarder ailleurs. Ce d’autant qu’on sait ce que valent les promesses du milliardaire…
Tesla à la remorque de BYD
Et puis il y a l’« effet Musk ». En plus de ses choix stratégiques, le patron de Tesla traîne une image qui colle de moins en moins avec les attentes des consommateurs européens. Ses prises de position politiques – soutien affiché à Donald Trump, proximité avec l’extrême droite allemande et britannique – lui valent une réputation toxique. En début d’année, un sondage montrait que 60 % des Britanniques et des Allemands se disaient refroidis à l’idée d’acheter une Tesla à cause du comportement du milliardaire. Pas idéal quand on veut séduire des conducteurs.
À l’inverse, BYD continue de pousser ses pions avec succès. En deux ans, le constructeur chinois a ouvert des showrooms partout en Europe, aligné des prix agressifs et mis en avant ses innovations technologiques. L’une d’elles a particulièrement marqué les esprits : une recharge capable d’ajouter 400 kilomètres d’autonomie en cinq minutes. Tesla ne fait pas mieux avec ses 320 kilomètres en un quart d’heure.
Autre force : la diversité. Là où Tesla ne vend que du 100 % électrique, BYD propose aussi des hybrides, pile dans la tendance du marché européen où les acheteurs hésitent encore à passer au tout-électrique. Résultat, même avec une taxe européenne de 27 % sur les voitures chinoises, BYD garde un sérieux avantage.
L’essor des constructeurs chinois ne s’arrête pas à BYD : ils représentent désormais plus de 5 % du marché européen, un record. Pendant que Tesla, Stellantis, Toyota ou Hyundai perdent du terrain, Volkswagen, BMW et Renault ont au contraire profité de l’été pour redresser la barre.
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