Jusqu’ici, les voitures de Tesla se contentaient d’un modem 4G LTE plafonnant à 100 Mb/s. Désormais, la marque intègre un modem Quectel AG555QGL, capable de supporter jusqu’à 2,4 Gb/s en téléchargement et 550 Mb/s en envoi sur les réseaux 5G NR aux États-Unis. Même en 4G avancée, ce modem atteint 1,6 Gb/s en réception et 200 Mb/s en émission, des vitesses sans commune mesure avec les capacités actuelles.
Connectivité à deux vitesses
Homologué par la Federal Communications Commission (FCC), ce modem est conçu pour résister aux contraintes automobiles, avec une plage de fonctionnement allant de –40 °C à +85 °C. C’est évidemment un point très important pour un véhicule susceptible d’évoluer dans toutes sortes d’environnements parfois hostiles.
Les premières Model Y intégrant ce composant devraient donc proposer une connexion nettement plus rapide, notamment pour les services en ligne les plus gourmands de Tesla. Grok, le bot maison, mais aussi la surveillance à distance via Sentry Mode ou Dog Mode, auront donc droit à de bien meilleures performances, et plus stables.

Cette mise à niveau pose quand même une question de fond : tous les clients en profiteront-ils ? Tesla propose deux formules : la connectivité Standard, gratuite mais limitée à la navigation, et la connectivité Premium, facturée 9,99 € par mois. Cette dernière formule donne accès aux services multimédias et aux fonctions avancées.
Problème : malgré son tarif, l’option Premium repose encore sur le modem 4G LTE installé depuis des années. Certains propriétaires ont déjà opté pour des solutions tierces comme des routeurs 5G portables, histoire de combler ce manque. L’arrivée du Quectel AG555QGL dans le catalogue officiel de pièces détachées de Tesla (sous l’intitulé « Telemetics Control Unit TCU – Gen II ») confirme que la fragmentation va s’accentuer : d’un côté les véhicules récents profitant de la 5G, de l’autre les anciens modèles bridés vont se contenter de la 4G.
Tesla proposera-t-il un programme de mise à jour matérielle ? Ça avait été le cas lors de la transition de la 3G vers la 4G. À défaut, les propriétaires de véhicules plus anciens pourraient se sentir lésés, alors que de plus en plus de services connectés deviennent absolument indispensables à l’« expérience » Tesla.
L’intégration de la 5G est quoi qu’il en soit un pas logique pour le constructeur californien. Les voitures se transforment en véritables plateformes numériques, elles sont capables de recevoir des mises à jour logicielles fréquentes et de faire tourner des services gourmands en données. La rapidité et la fiabilité de la connexion ne sont plus des accessoires sympas à avoir : ils deviennent carrément indispensables.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.