Face à Asus et ses ROG Xbox Ally et aux consoles tournant sous SteamOS, Lenovo parie sur un format hybride : un grand écran OLED de 8,8 pouces (1.920 x 1.200 pixels), certifié HDR TrueBlack 1000, avec un taux de rafraîchissement variable de 30 à 144 Hz. Une flexibilité qui permet de conserver une bonne fluidité, même lorsque la puce intégrée ne parvient pas à dépasser les 30 images par seconde. Lenovo a également opté pour une définition plus raisonnable que sur la première génération, histoire de faciliter le rendu graphique des AAA récents.
Retour en force dans l’univers des consoles portables
Sous le capot, la Legion Go 2 embarque un processeur AMD Ryzen Z2, avec la possibilité de choisir une version « Extreme » plus musclée. La machine peut accueillir jusqu’à 32 Go de RAM LPDDR5X et propose jusqu’à 2 To de stockage, extensibles via microSD. Côté graphisme, le modèle le plus puissant embarque une Radeon 890M à 16 cœurs, quand la configuration standard se contente d’une Radeon 780M.

L’un des atouts de la Legion Go 2 réside dans ses manettes TrueStrike détachables, inspirées de la Nintendo Switch. Leur ergonomie a été revue pour un meilleur confort, avec trois boutons programmables et des sticks à effet Hall censés éliminer le fameux « drift » qui ronge parfois les joysticks classiques. Particularité notable : la manette droite peut se transformer en souris verticale, un avantage non négligeable pour les FPS.
L’autonomie a également bénéficié d’une nette amélioration. La batterie grimpe à 74 Whr, soit 50 % de capacité supplémentaire par rapport au modèle précédent. Lenovo promet de rallonger les sessions de jeu loin d’une prise de courant, ce qui est évidemment un point capital pour une console portable avec un tel arsenal technique. La connectivité n’est pas en reste avec deux ports USB-C, du Wi-Fi 6E et du Bluetooth 5.3. Une béquille intégrée et un système audio stéréo 2 x 2W complètent l’équipement.

Avec un ticket d’entrée fixé à 999 €, la Legion Go 2 se rapproche dangereusement des prix d’un PC portable de jeu. Les versions mieux équipées, intégrant davantage de mémoire et de stockage, dépassent les 1.300 €. Lenovo assume toutefois ce positionnement haut de gamme, en affirmant que la portabilité et la polyvalence justifient cette montée en gamme.
Le hic, c’est que Lenovo n’est pas tout seul sur ce marché où l’on retrouve une multitude d’acteurs – de Valve avec son Steam Deck à Asus ou MSI. Le constructeur choisit de se démarquer par la qualité de son écran et l’originalité de ses manettes. Reste à voir si les joueurs adhéreront à ce format qui floute les frontières entre l’univers PC et l’expérience console portable.
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