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Alien : Earth épisode 7 : la série est-elle encore plus bête que Prometheus et Alien : Covenant ? (Spoilers)

La fin est proche et on ne cache pas notre impatience. Si tout avait si bien commencé, Alien : Earth se sera pris les pieds dans le Xenomorphe d’épisode en épisode, jusqu’à arriver à un épisode 7 sous forme de point de non-retour.

Rien de tel qu’un petit tacle à Prometheus et Alien : Covenant dès l’entame. On sait, les deux préquels à la saga signés par Ridley Scott lui-même sont loin d’être des coquilles vides de sens et beaucoup d’éléments sont encore appréciés aujourd’hui. Sauf que si vous avez lu notre classement, vous savez qu’on ne leur a jamais pardonné des personnages n’ayant aucun, mais alors aucun instinct de survie en milieu inconnu voire hostile. Enfin, ça, c’était avant Alien : Earth.

Parce que pour revenir à ce même classement, on ne cache pas que la série de Noah Hawley y figure en bonne place pour sa prise de risque. Toutefois, sur sa qualité d’écriture globale, on aurait plutôt tendance à voir sa position dégringoler au fil des semaines. L’épisode 7 plaçant le show bas, très, très bas.

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Les protagonistes n’ont jamais été la grande force d’Alien : Earth. Trop nombreux, trop clichés, la majorité n’a que quelques minutes par épisode pour servir le scénario, de sorte qu’il est presque impossible de leur fournir de l’épaisseur et donc, de provoquer un attachement. Il y a un manque de contexte, d’explication, de réflexion autour des choix moraux ou des prises de décision, de sorte que les agissements de chacun nous paraissent au mieux discutables, au pire complètement stupides.

Bête comme ses pieds

Un constat qui culmine avec cet épisode 7 où chaque personnage, hormis Kirsh surjouant le mystère et neuneuil le mouton, met à l’épreuve le darwinisme. Mention spéciale à Kavalier, enfant prodige prodigieusement bête qui se fiche d’un Xenomorphe en liberté pour se concentrer sur le sacrifice humain à la gloire de neuneuil. Dame Sylvia joue les pots de fleur et le frangin Joe se demande encore ce qu’il fout là. Attention, on comprend le pourquoi de leurs actes (sauver sa sœur pour Joe, avec la peur de découvrir qu’elle n’est plus humaine), mais ils manquent tellement de place pour exister que la mise en œuvre fait peine à voir.

Alien : Earth épisode 7 : la série est-elle encore plus bête que Prometheus et Alien : Covenant ? (Spoilers)
© Disney+

Il faut également revenir sur nos enfants hybrides. Alien : Earth a trop tendance à se reposer sur leur jeunesse mentale pour tout pardonner. Oui, le message reste : des enfants dans des corps d’adultes à qui on donne des responsabilités d’adultes, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Tout, et trop facilement justement. Wendy qui se transforme soudain en grande faucheuse avec son Xeno de compagnie, la paire Tic et Tac à qui ont confie la mission la plus importante alors qu’il est évident qu’ils n’y comprennent rien, les deux autres qui changent de comportement deux fois par épisode…

Quelle audience vise Alien : Earth ?

Des problèmes d’écriture qui découle d’un souci bien plus général. Noah Hawley nous a habitué à des histoires qui prennent leur temps, mais il est indéniable qu’Alien : Earth aurait gagné à se situer aux alentours de cinq, six épisodes, réduire ses personnages, ses sous-intrigues pour gagner en cohérence et en stabilité. Cela éviterait d’avoir une tuerie dans un labo, totalement éludée scène suivante. Rien que le début de l’épisode 7 est un modèle de non-événement alors que la fin du précédent promettait le début du changement.

Alien : Earth épisode 7 : la série est-elle encore plus bête que Prometheus et Alien : Covenant ? (Spoilers)
© Disney+

Il semblerait qu’Alien : Earth ne sache pas à quel saint se vouer. On a l’impression de voir une série Alien, écrite pour être diffusée sur une plateforme appartenant… à Disney. Les ingrédients de la saga sont là, mais on a la sensation qu’ils handicapent le show qui préfère miser sur un aspect plus familial. Il y a constamment des scènes aux accents humoristiques, comme lorsque Kirsh grondent Tic & Tac ou que l’attaque de Xenomorphe est filmé presque à la façon d’un Benny Hill.

Alien : Earth traine des pieds, puis se les prend dans le tapis et on en est à penser que la série n’a jamais su dans quelle direction avancer. Oui, cet épisode 7 fait un bond en avant dans l’enchaînement des événements, mais comme s’il s’y sentait obligé, se rappelant qu’il ne lui restait qu’un chapitre pour conclure alors qu’il était sur un rythme de croisière jusqu’alors. Autant dire qu’on a très peur du dernier épisode de la saison 1, et pas de la manière dont on aurait aimé avoir peur.

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