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La Gen Z est en train de sauver les comics

Selon un rapport présenté au Comic Con de New York, l’industrie des comics connaît une hausse significative de son chiffre d’affaires. C’est grâce à la Gen Z.

Les superhéros n’ont pas la cote au cinéma. Cet été, les deux grosses estampilles du secteur ont largement déçu au box-office. Superman et Les 4 Fantastiques : premiers pas n’ont pas été le retour en grâce du genre, pas le raz de marée espéré par les professionnels de l’industrie cinématographique. Mais tout le monde dans le domaine des personnages en cape et en collants ne fait pas grise mine en cette fin d’année 2025. Selon un rapport rendu public lors du Comic Con de New York en ce mois d’octobre, les ventes de comics sont en hausse aux États-Unis.

Selon l’homme d’affaires Milton Griepp, qui a cofondé le distributeur de comics Capital City Distribution, les ventes de comics ont progressé de 27% entre janvier et août 2025. “C’est un taux de croissance incroyable”. De leur côté, Atom Freeman et Brian Garside de Manage Comics, revendiquent une hausse des ventes de 18% sur toute l’année 2025. Si certaines boutiques et éditeurs enregistrent des reprises plus modestes, de 2 à 3%, d’autres atteignent les 30 à 40% de croissance.

Dans un panel, sponsorisé par ComicsPRO, les détaillants revendiquent une hausse générale de 18% sur l’année 2025. Un signal encourageant pour un secteur en grosse difficulté. En 2024, on estime que les ventes de comics représentent 1,94 milliard de dollars. 

Les jeunes lecteurs affluent

Selon les informations communiquées lors du Panel, cette reprise est à attribuer à une nouvelle génération de lecteurs qui part à la découverte du format. L’un des détaillants invités à prendre part à la discussion confie n’avoir jamais vu autant de personnes entre 15 et 24 dans sa boutique. Pour s’adapter à leurs usages, les éditeurs envisagent d’ailleurs de renforcer leurs offres numériques, puisque la croissance dans ce format est tout aussi exponentielle.

Mais c’est surtout la stratégie des grandes estampilles qui explique ce retour massif des jeunes lecteurs aux comics. Depuis le début des années 2010, DC et Marvel misent sur leurs collections Ultimate et Absolute pour attirer de nouveaux lecteurs. Alors que les univers classiques effraient les néophytes par leur densité, ces séries se veulent plus accessibles et inclusives. Pas besoin de réviser des décennies d’histoire pour comprendre ce qu’il arrive aux superhéros les plus célèbres.

Une idée à suivre pour le cinéma

Ce redémarrage sur papier glacé interroge sur l’avenir des personnages au cinéma. On le disait plus haut, les superhéros peinent à réunir dans les salles obscures comme ils le faisaient avant 2019. Parmi les reproches adressés à ces licences, et en particulier Marvel, la connectivité à tout prix des projets tient bonne place. La nécessité de voir tous les films et séries précédents pour comprendre la nouvelle production décourage.

DC a déjà enclenché une mutation de son approche sous l’impulsion de Peter Safran et James Gunn. Si les séries et les films du nouveau DCU vont se répondre, chacun pourra choisir de voir ou non certains projets sans perdre le fil.

De son côté, Kevin Feige envisage de proposer un soft reboot de sa licence après Secret Wars en 2027. Si le chemin parcouru n’est pas oublié, le studio veut attirer de nouveaux spectateurs et offrir de la nouveauté à ses spectateurs de la première heure. Sur papier comme au cinéma, les prochains mois seront donc cruciaux pour le genre…

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