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Passage à l’heure d’hiver : pourquoi la France va changer d’heure plus tôt ce week-end ?

Ce week-end, la France va passer à l’heure d’hiver avec un peu d’avance sur le planning habituel. Mais pourquoi ?

La nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre 2025 marquera une nouvelle fois le traditionnel passage à l’heure d’hiver pour des millions de Français. À trois heures du matin, il sera officiellement deux heures. Une opération qui promet une heure de sommeil en plus, mais un crépuscule plus tôt, avec des jours qui raccourcissent. Mais cette année, un détail change : le changement d’heure va survenir exceptionnellement tôt.​

Pourquoi change-t-on d’heure plus tôt ?

La raison de cette synchronisation n’a rien d’aléatoire. Elle tient à une logique bureaucratique implacable, dictée par une directive européenne qui fixe les deux rendez-vous annuels : le passage à l’heure d’été le dernier dimanche de mars, puis celui à l’heure d’hiver le dernier dimanche d’octobre. Ce calendrier, respecté depuis plusieurs décennies, signifie qu’en 2025, la date tombe le 26 octobre. Un timing précoce par rapport aux années précédentes, mais qui n’ira pas en s’arrangeant : l’année prochaine, l’opération sera actée dès le 25 octobre 2026.

Instaurée initialement en 1916, durant la Première Guerre mondiale, dans le but d’économiser des ressources stratégiques comme le charbon, le changement d’heure a connu bien des aventures. Abandonnée à la Libération puis réintroduite en 1975 à la suite du choc pétrolier, la mesure visait à optimiser les consommations d’énergie, en synchronisant les activités humaines sur l’ensoleillement naturel. Pourtant, l’intérêt énergétique s’est essoufflé au fil des avancées technologiques. Les ampoules basse consommation, l’amélioration des dispositifs d’éclairage et les nouveaux équipements ont drastiquement minimisé l’impact du changement d’heure sur la facture énergétique.

Le changement d’heure pourrait disparaître

L’heure d’hiver telle que pratiquée en Europe est devenue la cible d’un désamour quasiment unanime. En 2018, une consultation lancée par la Commission européenne affichait un résultat sans appel : 84% des Européens se prononçaient pour l’abandon de ce système saisonnier. Le Parlement européen avait emboîté le pas en votant la suppression des changements d’heure en 2019. Mais la crise du Covid-19 a mis un coup d’arrêt au processus, jamais relancé depuis.​

Le principal obstacle reste le choix du fuseau à adopter. Si chacun des États membres optait pour son propre système, l’Union se verrait morcelée, ce qui aurait pour effet de compliquer les transports et les échanges commerciaux entre les pays. Résultat : malgré de vives critiques de tous les côtés, le changement d’heure se maintient, année après année. Dans quelques jours, la France et ses voisins européens passeront officiellement en mode hiver. Courage, plus que 154 dodos avant la prochaine heure d’été.

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