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OpenAI veut faire chanter ChatGPT

Après avoir appris à écrire, parler et filmer, ChatGPT veut maintenant… chanter. OpenAI prépare une IA capable de composer de la musique sur commande. Une nouvelle corde à son arc, qui pourrait bien faire grincer les dents des amateurs de musique, les maisons de disques, et donner des idées aux publicitaires.

OpenAI n’a décidément pas fini d’élargir son répertoire. Selon le site The Information, la société planche sur une IA capable de créer des morceaux entiers à partir d’un texte ou d’un extrait audio. Il suffira de demander une « balade pop à la guitare façon 2000s », et quelques secondes plus tard, la chanson est prête avec orchestration et paroles.

ChatGPT bientôt chef d’orchestre ?

Pour nourrir ce futur prodige, OpenAI travaillerait avec des étudiants de la Juilliard School. Ils seraient chargés d’annoter des partitions et d’enrichir la base de données musicale. L’objectif est d’offrir à ChatGPT — ou à une future application maison — la possibilité d’ajouter une basse à une voix, ou d’inventer une bande-son complète pour une vidéo générée avec Sora, son app vidéo lancée il y a quelques semaines. Et au passage, pourquoi ne pas séduire les agences de pub ? Avec une IA capable de produire des jingles, musiques d’ambiance ou refrains accrocheurs en un clin d’œil, OpenAI mettrait la créativité publicitaire en pilotage automatique.

Le marché de la musique générée par IA explose déjà. La start-up Suno, fondée il y a à peine trois ans, affiche 150 millions de dollars de revenus annuels — quatre fois plus qu’en 2024. Udio suit le même tempo, tandis que Google joue sa propre partition avec Lyria, son modèle de génération musicale intégré à Google Cloud.

Mais derrière ces chiffres qui chantent, un refrain bien connu résonne : celui du droit d’auteur. Universal, Sony et Warner ont déjà dégainé leurs avocats. Les trois majors accusent Suno et Udio d’avoir entraîné leurs modèles sur des chansons protégées sans autorisation. L’addition pourrait grimper jusqu’à 150.000 dollars par titre, soit… des milliards de dollars potentiels de dommages !

OpenAI, elle, avance avec une certaine prudence. ChatGPT refuse de livrer les paroles complètes d’un morceau célèbre, se contentant de les résumer. Sam Altman a aussi promis plus de contrôle pour les ayants droit et un partage des revenus tirés de la création de contenus inspirés de leurs œuvres dans Sora. De quoi éviter une fausse note.

Après la vidéo avec Sora, les voix synthétiques, les assistants capables de coder ou de créer des présentations, l’entreprise voudrait désormais s’aventurer dans le secteur de la musique synthétique. Valorisée à 500 milliards de dollars, OpenAI rêve d’être partout : dans les bureaux, sur les écrans, dans les pubs, et bientôt… dans nos playlists. Reste à savoir si ses algorithmes ont le sens du rythme.

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