À défaut d’avoir vaincu la mort, Guillermo del Toro a vaincu la léthargie pré-Stranger Things sur Netflix. Alors que la plateforme peinait à faire des émules avec ses séries et ses films originaux depuis quelques semaines, l’adaptation du roman de Mary Shelley a redonné des couleurs à son classement hebdomadaire. En quelques jours, Frankenstein a été visionné plus de 29,1 millions de fois. Selon les données collectées par Netflix & Chiffres, c’est le quatrième meilleur lancement de l’année pour un film sorti un vendredi. Une performance étonnante pour une production “premium” du N rouge.
Depuis vendredi, le film porté par Jacob Elordi a réuni plus de spectateurs que The Electric State par les frères Russo ou encore A House of Dynamite par Kathryn Bigelow. Le succès de Frankenstein est tout de même bien plus modeste que Happy Gilmore 2 sur la même période (46,7 millions) ou Back in Action (46,8). À noter que le film, à la différence des deux leaders du classement de l’année 2025, a été proposé sur le grand écran dans le cadre d’une sortie exceptionnelle sur le territoire américain. Netflix n’a pas communiqué sur les recettes au box-office américain.
Pourquoi ce n’est que le début pour Frankenstein ?
Si Netflix confie 120 millions de dollars à Guillermo del Toro pour réaliser son projet le plus ambitieux, ce n’est pas franchement par bonté d’âme. La plateforme espère bien plus qu’un succès d’audience, elle cherche un succès d’estime et une reconnaissance lors des différentes cérémonies de récompenses. Frankenstein a été présenté en compétition à la Mostra de Venise, tout comme House of Dynamite. Si la créature n’est pas repartie avec un prix, elle pourrait maintenant investir les Oscars 2026.
Le seul nom de Guillermo del Toro fait dans tous les cas du projet un sérieux concurrent pour le titre de film de l’année. Après tout, il a été récompensé pour La Forme de l’eau en 2017 et avais remis ça en 2022 du côté de l’animation pour Pinocchio, aussi sur Netflix. À dire vrai, Del Toro n’échappe que rarement aux nominations. Même son Nightmare Alley, dont le succès a été très discret, était en lice pour trois récompenses techniques et celle du meilleur film.
Le N rouge a mis toutes les chances de son côté en misant sur une exploitation, brève, dans les salles obscures américaines. Reste à voir maintenant si, au moment de faire campagne, Frankenstein s’illustre face aux autres favoris de l’année, comme Une bataille après l’autre (Paul Thomas Anderson), Sinners (Ryan Coogler) et Avatar : de feu et de cendres.
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