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Vent de panique, l’Internet mondial est paralysé, victime d’une panne géante de Cloudflare

Le géant de l’infrastructure web Cloudflare, subit actuellement une panne d’ampleur mondiale qui a entraîné l’interruption temporaire de nombreux services sur internet, dont le Journal du Geek. Ce réseau invisible dont dépend une part significative du web a vacillé dans le chaos total.

Depuis la fin de la matinée de ce mardi, de nombreux internautes et entreprises du monde entier ont constaté d’importantes difficultés d’accès à certains services en ligne. À l’origine de cette panne massive : Cloudflare, géant de l’infrastructure web. Depuis plus de deux heures, une part significative du trafic mondial a été perturbée, révélant la dépendance de milliers de sites à ce réseau de diffusion devenu quasi indispensable.

Les premiers signalements sont apparus peu après 12 heures

Des plateformes comme X, Canva, Midjourney, ChatGPT et même les services de tracking des pannes comme Downdetector ont enregistré des erreurs 500 ou une impossibilité de charger les pages. Sur les réseaux sociaux, quand ils fonctionnaient encore, les témoignages se sont multipliés, évoquant une moitié d’internet en panne. L’image est sans doute exagérée, mais elle témoigne de l’ampleur ressentie de l’incident.

Cloudflare s’est exprimé via sa page de statut, confirmant qu’un problème interne était en cours d’investigation, sans fournir plus de détails dans un premier temps. Selon les premières analyses, il ne s’agirait pas d’une attaque extérieure, mais bien d’un dysfonctionnement interne touchant plusieurs points du réseau, ce qui rend la panne plus complexe qu’une simple coupure régionale.

L’incident serait en fait lié à des travaux de maintenance programmés sur certains de ses datacenters cruciaux, notamment ceux de la côte Ouest et Est américaine (LAX et MIA).

Une mauvaise configuration ou un reroutage inattendu suite aux maintenances a provoqué une cascade de défaillances. Le trafic qui aurait dû être rééquilibré s’est retrouvé engorgé, saturant nos systèmes. C’est l’équivalent d’un embouteillage massif sur le cœur de notre réseau.“, selon un expert en réseau.

Le basculement du trafic, censé être transparent, a échoué. Les routeurs surchargés n’ont plus su où envoyer les requêtes des internautes, entraînant les fameuses erreurs HTTP 502 (Bad Gateway) qui ont fleuri sur les écrans.

Pour les internautes, cela s’est traduit par des sites inaccessibles, des applications qui ne répondaient plus ou même des services critiques en carafe. Pour les entreprises, certains ont évoqué des interruptions de service touchant des boutiques en ligne, des systèmes de gestion ou des outils collaboratifs hébergés derrière la protection du CDN (Content Delivery Network ou Réseau de Diffusion de Contenu).

Car Cloudflare n’est pas un simple hébergeur, c’est un bouclier de sécurité et un accélérateur de vitesse pour environ un quart des sites web mondiaux. Il gère le trafic, le protège des cyberattaques (DDoS) et stocke le contenu au plus près des utilisateurs grâce à son vaste réseau de diffusion de contenu (CDN).

L’incident serait désormais en voie de résolution, mais il rappelle à quel point internet repose sur des fondations concentrées entre les mains de quelques acteurs. Cloudflare, utilisé par environ 20 % des sites mondiaux, incarne cette infrastructure devenue à la fois invisible et vitale.

Aucune chronologie précise ni cause officielle n’ont encore été divulguées, mais l’éditeur promet un rapport détaillé, comme il le fait habituellement après ses incidents majeurs.

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