Depuis juillet 2024, la France impose une règle simple : tout nouvel appareil connecté vendu sur le marché doit proposer l’activation du contrôle parental dès sa première mise en route. Le dispositif doit être gratuit, accessible et pensé pour protéger les mineurs des contenus inadaptés. Smartphones, tablettes, montres connectées, consoles… de nombreux appareils sont concernés, et l’Agence nationale des fréquences (ANFR) est chargée de vérifier que les constructeurs jouent le jeu.
L’iPhone 16 pointé du doigt
Dans ce cadre, l’agence a mené un contrôle sur l’iPhone 16. Les analyses ont montré que « dans certains cas d’usage concernant les mineurs de plus de 15 ans », le smartphone d’Apple ne respectait pas l’exigence réglementaire : la fenêtre proposant d’activer le contrôle parental ne s’affichait pas systématiquement lors de la configuration initiale. Autrement dit, une partie du public ciblé pouvait passer à côté d’une étape pourtant obligatoire.
Face à cette non-conformité, l’ANFR a mis Apple en demeure de corriger rapidement ce comportement. Le constructeur a répondu par une mise à jour intégrée à iOS 26, disponible depuis le 15 septembre. La nouvelle version du système d’exploitation intègre le correctif nécessaire pour l’iPhone 16. L’agence indique avoir « vérifié l’efficacité de cette mesure » et conclut que l’activation du contrôle parental lors de l’initialisation est désormais bien disponible dans tous les cas.
Si l’ANFR souligne que les « évolutions devraient également bénéficier aux autres modèles », le conditionnel surprend : en pratique, tout appareil fonctionnant sous iOS 26 (ou iOS 26.1 désormais) profite logiquement du même comportement. Apple n’a pas détaillé cette compatibilité, mais le mécanisme de configuration est identique sur l’ensemble de la gamme.
L’agence recommande d’ailleurs explicitement aux utilisateurs de vérifier qu’ils disposent bien d’iOS 26 ou d’une version ultérieure : si ce n’est pas le cas, rendez-vous dans les réglages de votre iPhone et lancez la mise à jour à la main. Le rappel vaut pour tous les appareils concernés par la loi, y compris ceux récemment configurés ou achetés.
La loi votée en mars 2022 vise à harmoniser et simplifier l’accès aux outils de protection sur les appareils connectés. Elle impose aux fabricants de proposer un contrôle parental intégré, activable immédiatement lors de la première utilisation, mais aussi accompagné d’une documentation claire destinée aux parents. Ce contrôle parental peut bloquer l’accès à certains contenus et limiter l’usage d’applications sensibles. Il doit également empêcher la collecte excessive de données personnelles lors de son activation.
La plateforme dédiée « Je protège mon enfant » propose des informations pour informer et guider les parents dans la mise en place de ces protections.
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