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Bonne nouvelle si vous voulez acheter une voiture électrique, le bonus écologique va augmenter dès cette date

Le gouvernement français prépare une nouvelle hausse du bonus écologique pour l’achat de voitures électriques en 2026. Après deux années de coups de rabot et de réformes successives, l’exécutif s’apprête à réinjecter un peu d’air dans un marché essoufflé.

Difficile de suivre le rythme des réformes sur le bonus écologique, tant le dispositif a changé depuis trois ans. En 2024, il avait été recentré sur le score environnemental, excluant de nombreux modèles chinois. En 2025, le bonus avait été abaissé pour les ménages les plus aisés, tout en introduisant une prime supplémentaire pour les batteries européennes. Et voilà que 2026 se profile avec une nouvelle hausse du montant maximal, jusqu’à 5 700 euros pour certains acheteurs.

Ce revirement apparent n’est pas un geste isolé mais une tentative assumée de remettre en mouvement un marché du VE qui marque le pas, dans un contexte d’inflation persistante, de hausse du prix des modèles neufs et d’inquiétudes sur l’autonomie réelle en hiver. Politiquement, l’exécutif avance aussi avec une idée fixe, réorienter la demande vers les modèles produits en Europe et soutenir l’industrie locale.

Un bonus qui grimpe… mais pas pour tout le monde

D’après des sources gouvernementales, le bonus maximal atteindra 5 700 euros en 2026. Mais cette hausse ne s’appliquera pas uniformément car elle concerne surtout les modèles assemblés en France ou en Europe. Autrement dit, acheter une petite citadine européenne ou une compacte électrique produite sur le continent sera plus rentable qu’un modèle importé d’Asie, même s’il coche toutes les cases environnementales.

À ce bonus revalorisé pourra s’ajouter, dans certains cas, la prime de 1 000 euros introduite fin 2025 pour les véhicules dotés d’une batterie européenne. Une incitation directe pour accélérer les projets de gigafactories et réduire la dépendance à la Chine.

Si le montant remonte, les critères restent, eux, particulièrement serrés. Le véhicule doit respecter un plafond de prix catalogue, un seuil maximal de masse, et un score environnemental fixé par l’ADEME. Les revenus du foyer continueront aussi à conditionner l’accès au bonus maximal.

La liste officielle des modèles éligibles, publiée régulièrement par l’ADEME, évoluera à nouveau en 2026. Certaines voitures qui figuraient encore sur la liste 2025 pourraient en sortir en raison des ajustements de masse ou des évolutions des gammes. Et comme toujours, un changement de motorisation ou de batterie peut suffire à rendre une version inéligible.

Relancer un marché en plein doute

Derrière cette hausse du bonus, il y a un constat simple, c’est la dynamique du marché du VE s’essouffle. Les ventes progressent moins vite, les constructeurs multiplient les offres de leasing pour compenser, et les consommateurs hésitent davantage face à la hausse généralisée des prix.

En parallèle, les grands constructeurs européens anticipent une vague de concurrence redoutable en 2026 avec l’arrivée de nouveaux modèles électriques à bas coût, souvent chinois. Augmenter le bonus pour les véhicules produits sur le continent permet de protéger temporairement l’écosystème industriel tout en envoyant un signal positif aux ménages.

Mais cette stratégie a ses limites car même avec un bonus renforcé, le prix d’entrée de nombreuses voitures électriques dépasse toujours celui des thermiques. Et les foyers modestes restent les moins armés pour faire la transition.

Comme souvent dans le domaine, la trajectoire n’est pas figée. Le ministère de l’Économie a laissé entendre que le dispositif pourrait encore évoluer si la situation du marché se dégrade ou si Bruxelles impose de nouvelles règles de soutien à l’industrie européenne. Les discussions autour d’un bonus spécifique pour les véhicules fabriqués en France pourraient aussi revenir sur la table.

Pour l’instant, les constructeurs voient cette hausse d’un bon œil puisqu’elle devrait mécaniquement améliorer la compétitivité de leurs modèles 100 % électriques face à l’offre venue d’Asie. Reste à voir si, côté consommateurs, l’effet psychologique jouera à plein.

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