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Pourquoi Vladimir Poutine veut bannir WhatsApp et le remplacer par Max ?

Le Kremlin attaque Meta, qui ne compte pas se laisser faire.

WhatsApp, récemment victime d’une fuite de données massive, cumule pas moins de trois milliards d’utilisateurs actifs par mois. Une domination outrageuse, bien que son rival Telegram représente une sérieuse menace avec son milliard d’utilisateurs mensuel.

L’application de messagerie instantanée de Meta s’apprête probablement à perdre une part non négligeable de sa communauté. La Russie veut tout simplement bloquer WhatsApp sur son territoire.

WhatsApp bientôt interdit en Russie au profit de Max ?

Roskomnadzor, service fédéral russe chargé de réguler le marché des communications, des technologies de l’information et des médias, annonce son intention de bannir WhatsApp de Russie. L’application de messagerie instantanée serait utilisée pour « organiser et perpétrer des actes terroristes dans le pays, pour recruter les exécutants, et pour des fraudes et autres crimes contre nos citoyens », d’après Roskomnadzor.

Le Kremlin exige que WhatsApp, au même titre que Telegram, créé par les frères russes Nikolaï et Pavel Dourov, fournissent un accès aux données sur demande des forces de l’ordre en cas d’enquêtes pour fraudes ou terrorisme. Meta refuse catégoriquement d’accéder à cette requête.

« WhatsApp est privé, chiffré de bout en bout et défie les tentatives du gouvernement de violer le droit des citoyens à une communication sécurisée. C’est pourquoi la Russie tente de le bloquer pour plus de 100 millions de Russes. », déclare un porte-parole de WhatsApp à Reuters. L’agence de presse rapporte que les appels ne sont plus possibles sur l’app depuis cet été en raison d’un bourdonnement continue lors des communications vocales.

Le chiffrement de bout en bout, voilà justement un processus de communication que n’utilise pas Max, l’application de messagerie instantanée créée par le géant VKontakte et que tente de pousser le Kremlin. Max est décrit comme une super-application autorisant non seulement les discussions, mais donnant également accès à des services administratifs et à des réseaux sociaux intégrés.

Le gouvernement russe souhaite que Max, qui revendique déjà 50 millions d’utilisateurs, soit désormais préinstallé sur tous les smartphones et ordinateurs vendus en Russie. Un danger pour les experts en cybersécurité, qui estiment que l’absence de chiffrement de bout en bout en fait un moyen de surveillance pour le Kremlin.

Par ailleurs, le directeur général de VK n’est autre que Vladimir Kirienko, le fils de Sergueï Kirienko, second de l’administration présidentielle et proche de Vladimir Poutine.

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