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Netflix rachète Warner Bros : quel avenir pour les parcs Harry Potter ?

Si le rachat de Warner Bros par Netflix fini par aboutir, voici comment cela affectera la présence de la franchise Harry Potter dans les parcs d’attractions à travers le monde.

Depuis ce matin, l’industrie hollywoodienne est en alerte. Après plusieurs semaines d’incertitudes et d’enchères concernant le potentiel rachat de Warner Bros Discovery, le groupe de David Zaslav vient officiellement d’entrer en négociations exclusives avec Netflix. Variety révèle que les offres de Paramount Skydance et Universal Comcast ont été mises sur le banc de touche au profit de celle du N rouge, estimée à 28 dollars par action. Et comme pour chaque rachat historique du genre : la transaction inquiète. Contrairement à Paramount Skydance qui souhaitait racheter le groupe Warner Bros Discovery dans son intégralité, Netflix se montre plus modéré dans sa proposition. Le géant du divertissement cherche uniquement à s’offrir les parties studio et streaming de WBD, à savoir les licences Warner Bros, HBO et HBO Max.

En cas de validation du rachat (ce qui n’est pas encore gagné), le N rouge mettrait alors la main sur des franchises massives telles que Game of Thrones, l’univers DC, Le Seigneur des Anneaux, Minecraft le film ou encore Harry Potter. Sauf que cette dernière n’est pas uniquement présente sur nos écrans mais s’impose également comme l’un des univers les plus populaires dans les parcs d’attractions Universal à travers le monde. Maintenant qu’Universal Comcast a raté sa chance de ramener les droits de Harry Potter sous son égide, que réserve l’avenir pour les fameux lands Wizarding World ?

Comment fonctionnent les droits d’exploitation de la licence pour les parcs ?

Dans le cas des zone thématiques Wizarding World of Harry Potter, le contrat initial entre Universal, Warner Bros Consumer Products et JK Rowling a été établi en 2007. Et autant dire que les termes de celui-ci sont à la hauteur de la popularité de la franchise. À l’origine, la Walt Disney Company était en discussion pour obtenir les droits d’exploitation de Harry Potter dans ses parcs. Ce deal n’a toutefois jamais abouti car la firme aux grandes oreilles ne voulait pas se plier aux (trop) nombreuses exigences de l’autrice. Universal n’a donc pas hésité à s’écraser pour s’assurer l’obtention du contrat.

Résultat des courses, Warner Bros et JK Rowling sont en position dominante. Pour que les droits soient maintenus, Universal doit :

  • Payer une cotisation annuelle (dont le montant est inconnu du public)
  • Reverser des royalties pour chaque produit dérivé, repas ou boisson vendus dans les lands Harry Potter
  • Maintenir les Wizarding Worlds à un niveau d’excellence supérieur aux autres lands
  • Répondre au droit de regard de JK Rowling sur chaque élément du parc (architecture, musiques, images…)

En cas de manquement, le contrat stipule qu’Universal dispose de 10 jours pour rectifier le tir, sous peine de devoir retirer toute trace de la franchise de ses parcs sous 90 jours. Ce deal est tellement avantageux que même dans l’éventualité où Netflix rachèterait également la division Global Experiences de Warner Bros, aujourd’hui en charge des droits pour les parcs (comme nous avons pu le voir avec l’annonce du land LEGO Harry Potter), les Wizarding World ne sont pas prêts de disparaître.

Un Wizarding World dans les Netflix Houses ?

En cas de rachat des divisions streaming et studio de Warner Bros, Netflix cherchera certainement à négocier une présence de ces licences dans ses propres Netflix Houses. Le mois dernier, le géant du streaming a inauguré sa première destination touristique immersive aux États-Unis, qui comprend notamment des expériences inspirées par Mercredi et One Piece. À l’avenir, il n’est donc pas impossible que des franchises telles que Harry Potter ou même Le Seigneur des Anneaux s’invitent au programme des Netflix Houses.

Mais pour cela, encore faut-il que ce concept de parc immersif indoor fonctionne. Pour l’heure, seules deux Netflix House sont sorties de terre, à Philadelphie et Dallas, tandis qu’une autre est en préparation à Las Vegas. Aux dernières nouvelles, le N rouge ne prévoit pas de construire de parc d’attractions à proprement parler. Harry Potter est donc bien parti pour maintenir sa place à Universal.

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