Depuis des années, les inserts anti-buée de type Pinlock ont amélioré la vie de nombreux motards. Plus besoin d’entrouvrir la visière en plein hiver pour y voir clair. En revanche, côté soleil, les solutions n’ont pas beaucoup évolué : visière solaire interne, écran teinté, lunettes de soleil sous le casque… efficaces peut-être, mais rarement parfaites. C’est là que Shoei décide de jouer les équilibristes, en essayant de réunir deux fonctions jusqu’ici bien séparées.
Un insert deux-en-un, et un peu plus malin
Avec e:DRYLENS, Shoei conserve le principe d’un insert anti-buée classique, mais y ajoute un film à cristaux liquides capable de s’assombrir électroniquement. Ce film a été développé avec Dai Nippon Printing, un partenaire central dans ce projet.
L’idée est simple à comprendre : quand la luminosité augmente, l’insert peut foncer. Quand la lumière baisse, il redevient clair. Le réglage peut se faire manuellement, pour ceux qui aiment garder la main, ou automatiquement, pour ceux qui préfèrent laisser faire la technologie. Un petit basculement de mode suffit. Sur le papier, cela évite de jongler entre plusieurs visières ou d’actionner en permanence une visière solaire interne. Pour un usage quotidien, notamment en ville ou sur route sinueuse où la lumière change sans cesse, la promesse est séduisante.
Qui dit teinte électronique dit forcément alimentation. L’e:DRYLENS embarque donc une batterie rechargeable, avec un port USB-C. Shoei annonce environ 20 heures d’autonomie pour une charge complète, et trois heures pour refaire le plein. Des chiffres fournis par le constructeur, sans retour d’usage pour l’instant, mais qui font espérer de longs voyages sur la route sans problème.
Cela pose tout de même quelques questions très terre-à-terre. Penser à recharger son casque, ou plutôt son insert, deviendra-t-il une nouvelle habitude ? Que se passe-t-il si la batterie est à plat en pleine sortie ? Shoei n’a pas encore communiqué sur le comportement de l’insert hors tension, ni sur une éventuelle teinte par défaut.
Autre point à garder en tête : la compatibilité est volontairement limitée. L’e:DRYLENS ne s’installe que sur les visières CWR-F2 et CWR-F2R, elles-mêmes réservées à certains modèles récents de la marque. Autrement dit, ce n’est pas un accessoire universel, mais un produit ciblé. Pour l’instant, Shoei joue aussi la prudence côté disponibilité. L’e:DRYLENS n’a été annoncé que pour le Japon, avec des précommandes prévues à partir du 9 janvier. Le prix est fixé à 27.500 yens, soit environ 150 €. Aucune indication n’a été donnée pour une arrivée en Europe ou en Amérique du Nord.
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