Amazon présente Alexa+ comme un assistant « nouvelle génération », et pour une fois, l’expression n’est pas totalement galvaudée. Annoncée l’an dernier, cette version repose sur une architecture entièrement revue, capable de s’appuyer aussi bien sur les modèles maison d’Amazon que sur ceux de partenaires comme Anthropic. L’objectif est simple : utiliser le bon moteur d’IA pour la bonne tâche, sans s’enfermer dans une seule technologie.
Une Alexa qui parle beaucoup mieux qu’avant
Dans les faits, Alexa+ se rapproche davantage d’un chatbot conversationnel que de l’assistant vocal d’antan. Les échanges sont plus naturels, avec des discussions qui peuvent s’étaler sur plusieurs jours et une capacité à se souvenir du contexte. Alexa ne se contente plus de lancer un minuteur ou de donner la météo : elle peut aider à préparer un voyage, proposer des films, organiser un calendrier partagé, sauvegarder des recettes ou donner un coup de main pour les devoirs.
Amazon veut aussi pousser Alexa+ vers des usages plus « actifs ». Grâce à des intégrations avec des services comme Uber, OpenTable, Expedia, Ticketmaster ou Yelp, l’assistant peut réserver un restaurant, commander une course ou planifier un service à domicile. Bref, l’assistant ne se contente plus de répondre : il agit ! Amazon reste toutefois discret sur l’ampleur réelle de ces usages plus autonomes, préférant parler de potentiel plutôt que de chiffres précis.
Côté business, Amazon fait un geste très calculé. Alexa+ est incluse gratuitement dans l’abonnement Prime… mais uniquement aux États-Unis. Les membres bénéficient d’un accès illimité sur tous les appareils compatibles : enceintes Echo, Fire TV, application mobile, site Alexa.com et produits de partenaires. Les non-abonnés peuvent se rabattre sur une version gratuite, limitée, ou payer 19,99 $ par mois pour un accès complet. Un tarif qui place Alexa+ dans la même cour que les abonnements premium des grands chatbots.
Les premiers retours semblent globalement positifs. Amazon affirme que les utilisateurs d’Alexa+ ont deux à trois fois plus de conversations qu’avant, que l’écoute de musique progresse de 25 % et que les usages autour des recettes explosent. Le nombre de personnes revenant à l’ancienne version d’Alexa reste faible, preuve que la greffe a plutôt bien pris.
Tout n’a pas été parfait pour autant. Durant la phase de test, certains utilisateurs ont trouvé Alexa+ trop bavarde, voire un peu envahissante. D’autres n’ont pas apprécié sa nouvelle voix. Amazon dit avoir corrigé le tir : meilleure prise en main, réglages plus visibles et possibilité de conserver la voix « historique » d’Alexa, désormais enrichie par l’IA.
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