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EDF prévoit 13 jours rouges en mars, la facture va être salée pour certains clients

EDF a une mauvaise surprise pour ses clients en mars.

L’offre Tempo d’EDF repose sur un principe en apparence séduisant : payer son électricité moins cher la majorité de l’année, en échange de tarifs très élevés durant quelques jours d’hiver. Le système fonctionne avec trois types de journées, répartis sur l’année. Les jours bleus, les plus fréquents avec 300 occurrences, offrent des tarifs nettement inférieurs à un contrat classique. Les jours blancs, au nombre de 43, restent compétitifs même si l’avantage se réduit. Et puis il y a les jours rouges, 22 au total, où le prix du kilowattheure peut grimper jusqu’à 3,5 fois le tarif normal. Une sorte de roulette tarifaire dont on ne connaît jamais le calendrier à l’avance.

Sur le papier, ce contrat à double tranchant adopté par plus d’un million de Français repose sur une balance intéressante. Les jours bleus sont plus nombreux que les jours rouges, et il suffit de réduire drastiquement sa consommation quelques jours dans l’année pour éviter les factures trop salées. Le problème, c’est que RTE et EDF n’ont déclenché que 9 jours rouges depuis le début de la période hivernale. Il en reste donc 13, et tous vont tomber en mars. Les week-ends étant contractuellement exclus, cela signifie qu’une grande majorité des jours de semaine du mois seront en rouge. Les abonnés Tempo vont devoir composer avec des tarifs exorbitants quasiment en continu pendant quatre semaines.

La situation est d’autant plus problématique que si le mois de mars est particulièrement doux cette saison, la période reste froide dans une bonne partie de l’Hexagone. En cas de chute de température, il serait très difficile pour les ménages concernés de limiter leur consommation de chauffage, précisément au moment où chaque kilowattheure coûte le plus cher. En heures pleines d’un jour rouge, le tarif est passé à 0,7060€ le kilowattheure, contre 0,6468€ auparavant. Même les heures creuses des jours rouges ont augmenté, passant de 0,1460 à 0,1575€ le kWh. Et la hausse ne se limite pas aux jours rouges : les tarifs des jours blancs et bleus ont eux aussi progressé de quelques centimes.

Concrètement, un foyer qui se chauffe à l’électricité et qui ne peut pas réduire drastiquement sa consommation pendant les jours rouges pourrait voir sa facture de mars exploser. On parle potentiellement de plusieurs centaines d’euros supplémentaires par rapport à un mois normal, en fonction de la surface du logement et du niveau d’isolation.

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