Il y a des licences qui font peur rien qu’en regardant leur catalogue. JoJo’s Bizarre Adventure en fait partie. Six parties, des dizaines d’épisodes, des personnages aux noms de groupes de rock, des pouvoirs qui défient toute logique narrative… Pour qui ne s’y est jamais plongé, l’entrée en matière peut sembler aussi intimidante que la Steel Ball Run. Et pourtant, Netflix mise gros sur cette adaptation, avec un premier épisode de 47 minutes prévu le 19 mars 2026. Alors, faut-il vraiment regarder JoJo’s Bizarre Adventure depuis le début pour en profiter ?
Un reboot qui s’assume
Steel Ball Run n’est pas une suite. C’est un reboot narratif complet, conçu par Hirohiko Araki, et pensé pour fonctionner de manière totalement autonome. L’histoire se déroule dans un univers alternatif, sans aucun lien de continuité directe avec les parties 1 à 6. Nouveaux protagonistes, nouvelle géographie, nouveau système de pouvoirs : tout est remis à zéro.
Au centre de l’intrigue, Johnny Joestar, ancien jockey prodige devenu paraplégique, rencontre Gyro Zeppeli, un exécuteur italien au passé mystérieux, capable de manipuler des boules d’acier grâce à un pouvoir appelé la Rotation. Fasciné par ce don qui lui redonne momentanément l’usage de ses jambes, Johnny s’inscrit à la Steel Ball Run, course hippique transcontinentale aux enjeux colossaux.
Le décor western tranche radicalement avec les précédentes parties de la saga, souvent associées à une esthétique plus urbaine. C’est justement ce qui rend Steel Ball Run si particulière dans la bibliographie d’Araki : une ambiance crépusculaire et épique, une bromance au centre du récit, et une maîtrise narrative qui a valu à cette partie d’être régulièrement citée comme la meilleure de toute la saga.
Du coup on regarde ou pas ?
Dire que les parties précédentes sont superflues ne signifie pas qu’elles n’ont aucun intérêt pour autant. Les spectateurs déjà familiers avec l’univers de JoJo reconnaîtront ici et là des clins d’œil à l’univers d’Araki . Certains noms résonnent différemment quand on connaît leur écho dans la chronologie principale.
Ces parallèles sont cependant pensés comme des bonus, il n’est donc pas nécessaire d’avoir vu l’intégralité de la série pour comprendre et apprécier Steel Ball Run. Les livres ont été pensés pour être accessibles même aux novices. L’adaptation anime, attendue de pied ferme par une communauté de fans très investie, semble suivre la même logique.
Que l’on soit adepte ou non de la franchise, le rendez-vous est pris pour le 19 mars prochain, et s’annonce comme une porte d’entrée idéale dans l’univers d’Hirohiko Araki.
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