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Ubisoft : oui, encore des mauvaises nouvelles pour l’éditeur français qui ne s’en sort pas

Jusqu’où s’arrêtera le studio dans son immense restructuration qui a déjà coûté leur poste à de nombreux employés aux quatre coins du monde ?

L’année 2026 continue d’être très difficile pour Ubisoft et ses employés. Après plusieurs années marquées par des retards, des annulations de projets, des résultats financiers décevants et des plans d’économies successifs, l’éditeur français poursuit sa restructuration. Alors que l’on pensait à une période d’accalmie, les mauvaises nouvelles tombent de nouveau. Cette fois, ce sont les studios de Winnipeg et Belgrade qui en font les frais, tandis qu’une réorganisation majeure est également en cours à Barcelone.

Selon plusieurs médias spécialisés, jusqu’à 380 postes seraient aujourd’hui menacés. Cette nouvelle vague de suppressions intervient dans un contexte déjà extrêmement tendu. Depuis le début de l’année, Ubisoft multiplie les mesures destinées à réduire ses coûts. Cela a commencé en janvier dernier, lorsque la direction avait annoncé vouloir réaliser 200 millions d’euros d’économies supplémentaires. Quelques mois plus tard, les résultats financiers confirmaient l’ampleur des difficultés avec une baisse du chiffre d’affaires, le recul des réservations nettes et des perspectives plus que prudentes pour l’exercice en cours.

Pas de jeux pour rattraper la situation

La situation est d’autant plus délicate que le calendrier de sorties d’Ubisoft apparaît particulièrement léger. Hormis quelques projets comme Assassin’s Creed Black Flag Resynced ou Rayman Legends Retold, l’éditeur ne dispose pas de véritable blockbuster inédit à court terme pour relancer durablement la machine.

Le studio Ubisoft Winnipeg, ouvert en 2019, va donc fermer ses portes. L’équipe travaillait notamment sur Rainbow Six Mobile après avoir participé au développement du shooter XDefiant, dont l’échec commercial a lourdement pesé sur Ubisoft ces derniers mois. Même sort pour Ubisoft Belgrade. Fondé en 2016, le studio serbe servait principalement de support sur plusieurs productions majeures du groupe, notamment Assassin’s Creed Shadows, Ghost Recon Wildlands, The Crew 2 ou encore Skull and Bones.

À Barcelone, la situation est légèrement différente. Le studio ne ferme pas, mais va être entièrement réorienté vers la franchise Rainbow Six. Les équipes qui participaient auparavant à d’autres licences comme Assassin’s Creed ou The Division devront donc s’adapter à cette nouvelle stratégie. Les coupes ne s’arrêtent pas là puisque selon plusieurs sources, Ubisoft procède également à des licenciements au sein de son organisation mondiale de publication ainsi qu’au studio de San Francisco, où plusieurs dizaines d’emplois seraient menacés.

Ubisoft ne s’en sort clairement pas

Cette série de décisions s’inscrit dans un changement plus profond de la structure du groupe. Ces derniers mois, Ubisoft a entrepris de réorganiser ses activités autour de plusieurs pôles créatifs dédiés à ses licences les plus importantes. La création d’une entité regroupant notamment Assassin’s Creed, Rainbow Six et Far Cry, soutenue financièrement par Tencent, démontre bien cette volonté de concentrer les ressources sur les franchises jugées les plus rentables.

Le problème est que cette stratégie s’accompagne d’un coût humain considérable. Depuis cinq ans, la firme enchaîne les réductions d’effectifs, les fermetures de studios et les abandons de projets. Pour les employés concernés, cette nouvelle annonce ressemble davantage à la poursuite d’une crise qu’à une restructuration ponctuelle. Ces sacrifices permettront-ils réellement au plus grand éditeur français de retrouver une trajectoire durable ? Derrière les économies annoncées, c’est aussi l’avenir créatif d’Ubisoft qui se joue. Autrefois considéré comme l’un des mastodontes mondiaux du jeu vidéo, le groupe cherche aujourd’hui à retrouver un équilibre économique sans perdre sa capacité à produire de nouvelles licences et à prendre des risques, ce qui a longtemps fait sa force à l’international.

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