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Renault fait marche arrière sur les voitures électriques ? Son nouveau plan rebat les cartes

Renault vient de présenter un nouveau projet «futuREady» pour les années 2026-2030. La marque mise toujours sur l’électrique, mais plus seulement.

Après le projet «Renaulution » porté par Luca de Meo, le constructeur automobile Renault vient de présenter son nouveau plan pour la période 2026-2030. Baptisé «futuREady» il doit marquer une nouvelle ère pour la marque au losange. Dans son communiqué de presse, le groupe ne cache pas ses ambitions. L’objectif est de capitaliser sur les récentes réussites de la marque (R5 électrique, Scénic électrique…) pour faire de la marque un success system «durable et mondial».

Renault s’était démarqué ces dernières années par sa volonté de produire uniquement des voitures électriques. Une politique innovante, saluée par le grand public mais loin de rapporter les profits escomptés. Pour cause, Renault a sans doute été trop vite pour un marché de l’automobile à forte inertie.

Alors que le constructeur français ne voulait plus entendre parler de moteur thermique il y a encore quelques mois, de l’autre côté du Rhin le discours était opposé. Aussi bien chez les constructeurs que du côté des politiques eux mêmes. Le très ambitieux projet de 0% voiture neuve thermique en 2035 dans l’Union européenne devait être le tremplin de Renault mais sa disparition soudaine oblige la marque française à revoir sa trajectoire.

De l’électrique oui, mais pas que…

Renault ne va pas arrêter de concevoir des voitures électriques, elle compte toujours sur cette motorisation pour séduire une clientèle aisée et relativement urbaine. Mais elle ne se contentera pas de cette seule solution. Sur les prochaines années, Renault veut avant tout se développer. La marque compte commercialiser 36 modèles différents. Certains seront électriques, d’autres non.

Economiquement, cette stratégie hybride (sans mauvais jeu de mot) doit permettre à Renault d’atteindre une marge opérationnelle de 5 % à 7 % de son chiffre d’affaires. Du côté du free cash-flow (aussi appelé “flux de trésorerie disponible”), Renault mise sur 1,5 milliard d’euros par an.

Pour arriver à de tels résultats, Renault veut accélérer son internationalisation. La marque travaille notamment sur un SUV à destination du public sud-américain. En Europe, la marque mise toujours sur une recette similaire. Rapidement elle devrait commercialiser une version électrique de son utilitaire «Trafic».

Techniquement, aux avant-postes

Certaines mauvaises langues pourraient reprocher à Renault d’avoir revu ses ambitions à la baisse pour la période 2026-2030. Factuellement c’est vrai, plusieurs objectifs ambitieux de Luca de Meo ont disparu de la feuille de route. Mais cette redirection correspond aux tendances du marché répondront les défenseurs du losange jaune.

Puis Renault compte rester une marque d’innovation. Elle travaille notamment sur une plateforme de 800V pour ses voitures électriques. Avec cette nouvelle architecture, elle permettrait à ses véhicules de se recharger en 10 minutes seulement, avec des batteries grande autonomie (jusqu’à 750 kilomètres).

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