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Comment écrire ses prompts pour gagner du temps (et de l’argent) sur Claude IA

Un prompt raté, c’est une conversation qui dérape, des allers-retours inutiles et des tokens brûlés pour rien.

La plupart des utilisateurs de Claude écrivent leurs prompts comme on envoie un message à un collègue : on esquisse une idée, on voit ce qui revient, on ajuste. L’approche est très humaine, mais aussi parfaitement inefficace avec un modèle de langage. Ce n’est pas que Claude est fondamentalement stupide, c’est juste qu’il est trop accommodant : l’IA essaiera toujours de répondre, même quand la question est floue.

Le problème, c’est que le coût de cette approximation est double. En temps d’abord : on reformule, on corrige, on redemande.. au final, le temps perdu vient remettre en question l’intérêt premier de l’IA, qui est de nous en faire gagner. En argent ensuite, si on utilise une clé API, chaque aller-retour supplémentaire se traduit en tokens consommés. Un prompt de 200 mots qui génère le bon résultat du premier coup est économiquement plus efficace qu’un prompt de 30 mots qui nécessite quatre aller-retours.

La structure qui change tout

Un prompt efficace repose sur quatre éléments qui n’ont pas besoin d’être longs, mais qui doivent toujours être présents.

  • Le contexte d’abord : qui êtes-vous, dans quelle situation, pour quel objectif. Claude produit de meilleurs résultats quand il sait à qui il parle.
  • La tâche ensuite, formulée avec le plus de précision possible. Un verbe d’action, un objet clairement identifié, un périmètre délimité.
  • Les contraintes : longueur, ton, format, ce qu’il ne faut pas faire. Claude respecte les contraintes quand on les donne. Si on ne les donne pas, il choisit lui-même, et ce choix ne correspond pas toujours à ce qu’on attendait.
  • Le format de sortie enfin : liste, paragraphe, tableau, JSON, markdown. Ne pas le préciser revient à laisser Claude décider. Parfois ça tombe juste, mais mieux vaut ne pas compter dessus.

Ces quatre éléments réunis dans un prompt de dix lignes produiront des résultats meilleurs que des conversations de vingt échanges basées sur des demandes imprécises.

Bonnes formulations

  • Écris un email court (5 lignes max) pour décliner une réunion non urgente. Ton : professionnel mais chaleureux. Je veux proposer une alternative par écrit à la place. Pas de formule de politesse en ouverture.
  • Je passe un entretien pour un poste de chef de projet dans une PME tech. Génère 5 questions difficiles qu’on pourrait me poser sur la gestion des priorités. Pour chaque question, indique pourquoi elle est piégeuse.
  • Résume ce document en 5 bullet points. Je dois en parler en réunion dans 10 minutes : priorise les décisions prises et les points restés ouverts. Ignore le contexte introductif.

Mauvaises formulations

  • Écris un email pour refuser une réunion
  • Aide-moi à préparer un entretien
  • Résume ce document

 Les réflexes qui font gagner des semaines par an

Limiter la longueur des réponses. Par défaut, Claude est généreux dans ses réponses. Parfois trop. Si on a besoin d’un paragraphe de synthèse, il vaut mieux le demander explicitement plutôt que de recevoir cinq paragraphes dont on n’utilisera qu’un.

Demander à Claude de poser des questions avant d’agir. Pour les tâches complexes où des précisions seraient utiles, une instruction du type « si des informations te manquent pour produire un résultat de qualité, pose-moi deux questions maximum avant de commencer » évite les réponses génériques. Claude fait rarement de lui-même la démarche de demander des clarifications, mais c’est une subtilité qui change tout.

Séparer les tâches. Vouloir résumer un article, trouver des sources et formater le résultat en HTML dans un seul prompt, c’est tenter de maximiser chaque échange. En pratique, ça produit souvent des résultats moyens sur plusieurs fronts plutôt qu’un résultat excellent sur l’essentiel. Les tâches complexes gagnent à être décomposées en étapes séquentielles.

Utiliser des exemples. Montrer à Claude un exemple de ce qu’on veut est systématiquement plus efficace que de le décrire. « Écris quelque chose dans ce style » suivi d’un exemple de trois phrases génère une réponse bien mieux calibrée qu’une description de plusieurs lignes du ton souhaité.

Formuler les contraintes en positif. « Évite les listes à puces » est moins efficace que « rédige en prose, avec des paragraphes courts ». Le cerveau humain répond mieux aux interdits, mais les modèles de langage répondent mieux aux instructions positives.

Stocker ses prompts récurrents. Si on reformule chaque semaine les mêmes instructions (pour un type d’analyse, un format de rapport, une vérification de contenu), c’est du temps et des tokens perdus. La fonctionnalité Projets de Claude permet de stocker ces instructions une fois pour toutes.

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