L’intelligence artificielle nous permettra de travailler beaucoup moins. Pour Lei Jun, le patron de Xiaomi, cette perspective n’a plus rien d’utopique ! Dans un entretien accordé au magazine China News Weekly, le dirigeant chinois estime que l’IA pourrait réduire très fortement la charge de travail des humains dans les années à venir. Selon lui, les outils automatisés vont progressivement prendre en charge un grand nombre de tâches, ce qui pourrait transformer l’organisation du travail.
L’allié du temps libre
Résultat : la semaine de travail pourrait devenir bien plus courte. « À l’avenir, nous n’aurons peut-être besoin de travailler que trois jours par semaine, deux heures par jour, au lieu de cinq jours par semaine et huit heures par jour », a expliqué Lei Jun. « Notre qualité de vie et la qualité de notre travail s’amélioreront de manière significative. »
Dans son idée, l’intelligence artificielle ne serait donc pas seulement une technologie destinée à augmenter la productivité des entreprises. Elle pourrait aussi libérer du temps pour les individus. Le patron de Xiaomi reconnaît que l’IA est souvent perçue comme une menace pour l’emploi. Mais il estime que cette lecture est trop anxiogène. Selon lui, il faut plutôt voir dans ces technologies un outil capable d’améliorer le quotidien.
« Tout le monde devrait accueillir cette nouvelle ère avec ouverture d’esprit, et non avec peur », a-t-il déclaré. Le dirigeant rejoint une réflexion de plus en plus présente dans l’industrie de la tech : si les machines deviennent capables d’effectuer une partie du travail humain, la question du temps de travail devra être posée.
Si Xiaomi met autant en avant cette vision, c’est aussi parce que l’entreprise investit massivement dans l’IA (pas fou). Le président du groupe, Lu Weibing, a ainsi détaillé plusieurs projets qui doivent renforcer l’intégration de ces technologies dans l’écosystème Xiaomi. L’un des axes les plus importants concerne le développement de puces mobiles conçues en interne. La première génération, baptisée XRING 01, a été lancée l’an dernier. Gravée en 3 nanomètres, c’est une étape majeure pour Xiaomi qui cherche à réduire sa dépendance aux fournisseurs traditionnels comme Qualcomm ou MediaTek. Une deuxième génération serait déjà en préparation et pourrait être lancée d’ici juillet.
L’entreprise prévoit aussi d’étendre son assistant vocal Xiao AI au marché mondial. Jusqu’à présent, ce service était principalement réservé aux utilisateurs chinois. Pour son déploiement international, Xiaomi prévoit de s’appuyer sur les technologies de Google, notamment le modèle d’IA Gemini. Cette IA sera utilisée dans les smartphones, mais aussi dans les voitures connectées de la marque.
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